| Cette partie de la côte insulaire correspond à la partie littorale allant de Calvi à Propriano avec les grands golfes de Galeria, Porto, Sagone, Ajaccio et du Valincu. Elle alterne les paysages volcaniques spectaculaires des régions du Nord-Ouest (Porto, Scandola), inscrites au patrimoine mondial par l'Unesco, avec ceux plus classiques des golfes parsemés de plages touristiques autour des métropoles corses que sont Sagone, Ajaccio et Propriano, mais parmi lesquels on trouve encore beaucoup de parties côtières très sauvages et difficilement accessibles par route carrossable. C'est certainement la partie côtière la plus belle de Corse et, pour la visiter de manière approfondie, il est nécessaire de cumuler approches et visites à pied ainsi que approches et visites par la mer en bateau (voilier, kayak, zodiac ou promènes-touristes à partir de Calvi et Porto) | Bien entendu, la presqu'île de Scandola est la perle de ce littoral, même si les golfes proches de Galeria et surtout de Porto ne lui cèdent pas grand chose sur le plan de la variété des paysages, de leur aspect spectaculaire et de leur sauvagerie |
De Calvi à Galeria (Falasorma)A partir de Calvi, les plages de sable spectaculaires de Balagne
disparaissent pour faire place au domaine du granite et des roches |
Carte de la côte du Falasorma |
- De Calvi à Galeria :On quitte Calvi par la route littorale Ouest D81b menant au golfe de la Revellata avec sa belle plage de l'Alga et à l'entrée, marquée par une barrière, de la piste menant à la presqu'île de la Revellata La Revellata- Presqu'île remarquable à l'Ouest de Calvi s'avançant de 6,5 km dans la mer sur 150 m de hauteur et supportant le phare du même nom, l'un des plus importants de Corse. Plusieurs pistes et sentes permettent des randonnées littorales, malheureusement un peu gâchées par les quads et 4x4 qui empruntent les pistes. La "grotte des veaux marins" sur la falaise W n'abrite malheureusement plus de phoques moines depuis 1979. Autres curiosités du coin : le Centre d'Etudes Océanographiques à l'extrémité de la presqu'île et les traces de peuplement néolithique de la Punta di l'Oscelluccia.Ensuite on longe la côte par une sucession de petites criques, de caps et de pointes. Juste avant d'arriver à la baie de Crovani, on passe sous la Torre Mozza Torre Mozza- Ancien pavillon de chasse en ruines de Napoléon III, situé sur une extrémité d'arête rocheuse et d'où l'on remarque les nouvelles éoliennes (mode récente en 2005 en Corse) qui enlaidissent la crête de Pietra Tonda juste derrièreCrovani- Baie remarquable abritant l'une des rares plages de cette région (plage de galets), très dangereuse par fort vent et mer d'Ouest.La D81b vient cotoyer la plage avant de rejoindre le hameau de l'Argentella L'Argentella- Ce petit hameau encore actif est surtout connu pour son ancienne exploitation de mines d'argent dont les vestiges subsistent toujours à quelques mètres de la D81 sous le barrage du ruisseau descendant du Capu di l'Argentella.Ensuite, la D81b continue à sinuer au-dessus de la côte jusqu'à surplomber la plage de galets mauve de Galeria devant l'embouchure du Fangu, puis rejoindre Galeria en allant auparavant traverser le fleuve largement à l'intérieur des terres par le pittoresque pont des Cinque Arcate Galeria- Situé au Sud de l'embouchure du Fangu, ce petit port est un site balnéaire qui n'a jamais décollé et qui reste toujours en développement. Situé
à l'écart des flux touristiques de l'île, il est
resté peu fréquenté, même l'été,
bien qu'environné de toutes parts par de nombreuses merveilles
naturelles : réserve de Scandola côté mer, massif du
Fangu et ses grands ravins descendant de la Grande Barrière
côté montagne. Sa grande plage de galets, constituée par
les débris volcaniques arrachés par le Fangu, est l'une des
rares plages de cette partie littorale de l'île et reste sauvage
même au coeur de l'été. Elle est complétée
par une petite plage plus sablonneuse juste à côté du
port dans le village lui-même. L'embouchure du fleuve Fangu constitue
une réserve classée comme biosphère
grâce à ses chênes-verts et permet des promenades en kayak
proches de la plage, ainsi que des baignades en eau froide et non
salée juste à côté de la mer. Du Sud du village
partent les sentiers permettant d'accéder à pied à la
réserve de Scandola et à Girolata (Cf. Randonnée des crêtes de Focalara) |
Plage d'Alga et presqu'île de la Revellata |
Belle plage (touristique ?) de Crovani en juillet |
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L'embouchure du Fango Elle constitue
l'extrémité Ouest de la réserve de biosphère de
la vallée du Fango, le fleuve de la vallée descendant de sous
le Capu Tafonatu et se jetant dans le golfe de Galeria. Cette zone englobe
une petite partie d'une magnifique rivière
méditerranéenne dont les eaux, de très bonne
qualité, abritent une faune diversifiée :- l'étage littoral (l'embouchure) avec une plage de galets, un delta où poussent de belles forêts alluviales (habitat prioritaire), des amphibiens et des reptiles d'intérêt européen ainsi que des plantes littorales endémiques rares - les étages méso -et supra- méditerranéens, avec une partie d'une remarquable forêt de chênes vert d'intérêt international, - l'étage montagnard, avec les forêts de pins laricio et leurs cortèges d'oiseaux endémiques et d'autres espèces animales d'intérêt communautaire. L'embouchure du Fango est
une mosaïque de milieux biologiques très riches : avifaune,
amphibiens, reptiles...L'activité humaine est très discrète avec 400 habitants répartis dans différents hameaux des communes de Galéria, Manso et Calenzana. L'économie repose essentiellement sur l'élevage et un tourisme limité à juillet et août concentré sur le littoral et les rives du Fango |
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Bergeries, plage et crêtes de Focolara (09/2007) :C'est la région au Sud de Galeria, localisée entre le Capu Tondu et la baie de Focolara située juste au Nord de Scandola. La randonnée décrite ci-dessous est celle passant par les bergeries de Focolara, mais plusieurs variantes sont possibles autour de cette base • Accès : Atteindre Galeria, prendre la route menant vers le hameau de Calca et garer son véhicule sur cette route à la hauteur du gîte d'étape le long d'une piste partant à droite. Ce point de départ est préférable à celui du hameau de Calca où les chemins remontant dans le maquis sur la crête menant à Croce di Porcu Liccatu sont souvent impraticables (c'était le cas en mai 2003) • Dénivelé : 400 m environ jusqu'à Croce di Porcu Liccatu, 225 m entre les bergeries et Croce di Porcu Liccatu, 585 m entre les bergeries et le point haut du Tra Mare e Monti sur la crête (784 m)
• Retour : Soit par le même chemin, depuis les bergeries
(1 h 50) ou la fin des
Diaporama "Bergeries et crêtes de Focolara" |
Galeria et les hameaux vers Calca |
Croce di Porcu Liccatu sur la crête |
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Baie et plage de Focolara |
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Plage de Focolara |
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Carte des alentours du golfe de Porto |
De Galeria à Cargèse (golfe de Porto)La côte de Galeria à Cargèse correspond au littoral du
golfe de Porto et à ses |
- De Galeria à la plage de Gradelle :C'est la partie la plus spectaculaire et la moins accessible de cette côte. Elle est décrite ci-dessous via une randonnée en bateau réalisée depuis Calvi ou Porto Scandola par la mer :• Accès : Promenade et visite utilisant le bateau, en aller-retour, soit depuis Calvi, soit depuis Porto (rien à Galeria) • Itinéraire : Selon la compagnie de bateaux utilisée
et le port de départ. En général, on a le choix entre la
balade à la 1/2 journée, suffisante pour voir l'ensemble des
sites de Scandola, et la balade de la journée avec arrêt et • Retour : Par bateau • Intérêt : Les plus spectaculaires paysages littoraux
de Corse avec ces roches issues de l'énorme explosion volcanique qui a
eu lieu ici il y a environ 250 millions d'années : délires
rocheux de magmas rougeâtres Diaporama "Scandola par la mer" |
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Calanque de Punta Palazzu |
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Scandola Que dire de plus sur cette
merveilleuse réserve naturelle, les paysages, la faune et la
végétation qu'elle nous préserve !Porteuse d'une nature d'exception, cette presqu'île a été classée Réserve Naturelle par décret ministériel de 1975, sur une initiative du Parc Naturel Régional de Corse. Elle a, depuis, été inscrite sur la liste du Patrimoine Mondial de l'UNESCO le 15 décembre 1983. Son territoire s'étend sur 919 ha sur terre et 1000 ha en mer entre Punta Nera au Nord et Punta Muchillina au Sud sur la côte et le ruisseau de Forno et le ravin d'Elbo à l'Est sur la partie terrestre. Bien entendu, cette zone, gérée par le PNRC (Parc Naturel Régional de la Corse), est strictement règlementée avec les interdictions suivantes :
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Golfe de Porto et Capu d'Ortu |
- De la plage de Gradelle à Porto :De Galeria à la plage d'Osani (Gratelle), la route passe assez largement à l'intérieur des terres et n'accède jamais directement à la mer : aussi le littoral n'est-il visitable qu'à pied (sentiers d'accès à Girolata) ou par la mer (balade de Scandola). La première plage accessible en venant de Galeria par la D81 est Gradelle, la plage d'Osani Gradelle- Petite plage de galets au bout d'une route de 4,5 km descendant du hameau en hauteur d'Osani proche de la D81 (connu pour son ancienne mine de charbon)Caspiu- Petite plage de sable (+ galets ?) au bout d'une route de 3 km descendant du hameau en hauteur de Partinello sur la D81. Restaurant du même nom sur la plageBussaglia- Plage essentiellement de galets, située à l'embouchure du ruisseau de Vetricella, au bout d'une route sans localité venant de la D81 quelques kilomètres avant d'arriver à Porto. Très beau point de vue sur le golfe de Porto et le Capu d'Ortu, petites falaises et blocs d'escalade sur la plage |
"E Calenche" |
- De Porto à Cargèse :A peine moins spectaculaire que la partie Nord du golfe, cette partie comprend la célèbre côte de E Calenche entre Porto et Piana et le magnifique Capu Rossu et sa tour, objet d'une randonnée littorale désormais "très" fréquentée. Comme au Nord, c'est encore une partie très sauvage, la route ne descendant que rarement à la mer avant Cargèse (Ficaghjola et Arone) ! Enfin, pour cette partie de la côte, on a du mal à distinguer entre montagne et littoral car on ne peut les différencier : vous trouverez donc des randonnées et des escalades (et même du canyoning), dans les rubriques correspondantes de ce site, qu'on aurait pu classer sans problème dans la présente rubrique. - De Porto à la plage d'Arone :On quitte Porto par la D81 en prenant la direction de Piana. Elle atteint Piana par l'extraordinaire route des Calenche, surplombant la mer et les incroyables enchevêtrements d'aiguilles, de pics, d'arêtes et multiples sculptures rocheuses dévalant du Capu d'Ortu pour tomber dans la mer en falaises abruptes déchiquetées. Aucun moyen de descendre à la mer : la route en reste loin jusqu'à Piana, à moins que vous n'ayez l'idée de descendre le canyon du Dardu (décrit en rubrique Canyoning : il part de la route et arrive DANS la mer !) ou bien son chemin de retour aux Roches Bleues Piana- Comme son nom l'indique, Piana est bâti sur un plateau de 438 mètres d'altitude et surplombe majestueusement le golfe de Porto en faisant face aux presqu'îles de Senino et Scandola. Il est souvent classé parmi les plus beaux villages de France, avec ses maisons blanches disposées en amphithéâtre et dominées par la très belle église Sainte-Marie. Au coeur d'un site exceptionnel offrant d'innombrables découvertes, visites et excursions, il peut servir, mieux que Porto, de camp de base pour un séjour sportif nature dans la région.Dans Porto, prendre la route D824 allant vers le Capu Rossu pour accéder aux plages de Ficaghjola et d'Arone, ainsi qu'au départ de la randonnée du Capu Rossu et de sa tour remarquable (Turghju) Plage (?) de Ficaghjola- Anse remarquable en forme de calanque, abritant une petite plage de sable enserrée entre de fabuleuses falaises déjà citées pour leurs possibilités d'escalades (et de sauts et plongeons dans la mer)Plage d'Arone- Au bout de la D824, une très belle plage de sable (la première vraie plage de sable depuis Calvi !) qui n'est malheureusement plus du tout sauvage depuis lontemps en été. Cette plage (comme celle de Saleccia dans les Agriates) a été associée à l'épopée du sous-marin Casabianca en février 1943 pendant la deuxième guerre mondialeCapu Rossu - Tour de Turghju (09/2003) :• Accès : Sur la D824 venant de Piana et se dirigeant vers la plage d'Arone. Le sentier démarre depuis un large virage à gauche de la route dans la descente vers la plage à environ 6 km depuis Piana : il y a dorénavant buvette et parking de voitures en été, tant cette randonnée est fréquentée • Dénivelé : 500 m environ (départ à 319 m sur la route, descente au point IGN 104 m en bas de la pyramide, altitude de la tour 331 m) • Itinéraire : Suivre l'ancien chemin muletier bordé de
• Intérêt : Encore un des plus spectaculaires paysages
littoraux de Corse avec cette superbe pyramide rocheuse supportant
la tour, sa côte Nord et ses falaises déchiquetées, sa
côte Sud et ses petites anses exotiques et de sculpturales formes
rocheuses creusées de tafoni. Attention à l'été :
comme pour toutes ces randonnées Diaporama "Capu Rossu - Tour de Turghju"- De la plage d'Arone à Cargèse :Il faut revenir à Piana pour retrouver la D81 et prendre la direction de Cargèse. Elle atteint Cargèse par l'intérieur de la "Terres des Quatre-Tours" que l'on ne voit que de loin et qui ne sont accessibles que par des sentiers : Turghju, Orchinu, Omigna et Cargèse. Peu avant Cargèse, on retrouve des plages plus traditionnelles et accessibles par la route : Chiuni et son célèbre village-club de vacances et Peru |
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Vue de l'ensemble de la randonnée du Capu Rossu |
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Presqu'île de Capu Rossu |
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Carte des golfes d'Ajaccio et du Valinco |
D'Ajaccio à Propriano (golfes d'Ajaccio/Valinco)La côte d'Ajaccio à Propriano abrite les deux centres touristiques majeurs que sont les golfes d'Ajaccio et du Valinco. La seule partie un peu sauvage de ce bout de littoral est le segment compris entre Punta di a Castagna et Capu di Muru, situé exactement entre les deux golfes et seule partie difficilement accessible en voiture. Les autres parties de ce littoral sont longées de près par la route et les plages fréquentées abondent en été. C'est donc une des parties du littoral que je connais le moins et sur laquelle les descriptions suivantes seront assez brèves |
- D'Ajaccio à la Punta di a Castagna :Difficile de trouver plus touristique en Corse, sauf vers Porto-Vecchio et Bonifacio, mais le golfe d'Ajaccio est très esthétique et de plus en plus beau en allant vers le Sud Ajaccio- La capitale de la Corse du Sud (il faut rester prudent et ne pas dire ... de la Corse !) présente sur son côté Sud-Est une longue série de belles plages (Ricanto et Porticcio), malheureusement assez urbaines et pas mal gâtées par la proximité de l'aéroport de Campo dell'Oro. La tour de Capitello, à l'extrémité Nord de la plage de Porticcio et juste à côté de l'inattendu étang mitoyen de Casanove, veille sur l'embouchure de la Gravona (et du Prunelli qui la rejoint 200 m avant)Porticcio- Centre touristique de pointe haut de gamme de la Corse, construit sur la pointe rocheuse avec toutes les fonctions : hôtels de luxe (rares en Corse), restaurants, villages de vacances, thalassothérapie, plages aménagées, ... On est loin de la Corse sauvage ! Vers le Sud, c'est identique avec la D55 longeant la mer depuis Punta Porticcio jusqu'à Punta di Sette Nave et la tour de l'Isolella, en passant le long de la longue plage d'Agosta :
nombreuses constructions, heureusement encore discrètes et
clairsemées (ce n'est pas la Cöte d'Azur !), commerces multiples,
fréquentation intense. Quelques plages : au Nord de la pointe, Agosta,
Verghja, les plages de l'Isolella... au Sud de la pointe, Ruppione, Verghja
et l'anse de Portiglio, juste avant la Punta di a Castagna
Portigliolo et Punta di a Castagna- Dernière partie touristique du Sud du golfe d'Ajaccio, avec tout de même beaucoup plus de calme que vers Porticcio, ce petit village et cette pointe abritent de très belles maisons et des petites plages tranquilles. Au-delà de la pointe et de sa tour génoise, la route quitte la mer et la côte redevient totalement sauvage jusqu'aux Capu di Muru et Capu Neru |
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Plage de Portigliolo |
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Tour génoise de Capu di Muru |
- De la Punta di a Castagna à Porto Pollo :C'est la seule partie sauvage de cette côte, et sauvage à
tous points de vue, puisque la Cala d'Orzu, localisation du mythique
restaurant "Chez
Francis" si prisé par un préfet français et ses
gendarmes, est située juste au Sud du Capu di Muru dans cette partie !
La route principale, quant à elle, préfère éviter
ce secteur en reliant plus directement Portigliolo au golfe du Valinco :
seules de petites routes d'accès ou des pistes permettent de
s'approcher de temps en temps de la mer. Capu di Muru (08/1988) :• Accès : Par la D155 entre Ajaccio et Porto Pollo, peu après Acqua Doria en venant du Nord, une route se détache à droite pour aller vers les hauteurs du Capu di Muru. Elle se prolonge à sa fin par une piste qu'on emprunte en voiture le plus loin possible en tenant compte du peu de places de parking disponibles pour rejoindre le lieu-dit Cascionu (point IGN 117 m) • Dénivelé : 250 m environ (départ à 117 m sur la route, descente à Chiappa Rossa 89 m, altitude de la maison ruinée 141 m) • Itinéraire : Suivre le sentier descendant vers Chiappa Rossa (89 m - 20 mn) puis, en restant à droite, remonter jusqu'à une clairière près d'une maison en ruines (141 m - 1 h). De là, on peut aller faire un détour à la tour génoise de Capu di Muru, 150 m plus vers le NE. En face de la maison, un sentier part vers l'Ouest et tourne progressivement vers le S puis l'E pour gagner le rivage au point IGN 24 (24 m - 1 h 45). On longe alors le rivage vers la droite pour aller au phare, puis à la statue d'A Madonella (2 h 15) • Retour : De la statue, revenir par le rivage jusqu'au point IGN 24
et • Intérêt : Une pointe maritime exceptionnelle, en forme
de proue enfoncée dans le mer, avec une ambiance désertique que
l'on a peine à imaginer dans le golfe d'Ajaccio ! Bâtisse en
ruine, tour génoise, phare, statue agrémentent une
randonnée souvent ventée sur des falaises qui ont du valoir ce
nom à ce cap (le cap du Mur) Capu Neru- Après le Capu di Muru, le Capu Neru, autre proue de terre se dirigeant vers le Sud et surmontée d'une tour génoise, marque l'entrée du golfe du Valincu. Entre les deux "Capi", la petite Cala di Muru avec la plage de l'Olivu (déjà indiquée dans la randonnée ci-dessus) et la célèbre Cala d'Orzu avec sa "paillotte" (non expérimentée par mes soins, bien que très "sauvage" !)Cupabia- Après Capu Neru, le littoral devient une côte rocheuse jusqu'à la magnifique plage de Cupabia au fond de la baie du même nom : une route de 2,5 km environ y amène les voitures depuis la D155 au Nord. Cette baie, surveillée par la tour de Capanella, est ensuite fermée en son SE par la pointe de Porto Pollo qui déborde la petite station balnéaire abritée sur son versant Est. |
But au Capu Di Muru !Pour des randonneurs confirmés, ne pas trouver le chemin dans cette simplissime balade du Capu di Muru est tout bonnement une indignité et devrait marquer d'opprobre ceux qui se trouveraient dans cette situation ! C'est pourtant bien ce qui nous est arrivé en ce mois d'août 1988 où toute notre petite famille, pour se remettre de ses galères montagnardes, voulut se reposer sur des sentiers "faciles". En route pour Cascionu donc, puis Chiappa Rossa,
la maison et la tour qui furent avalées dans la foulée en moins
d'une heure. La suite nous laissa perplexe, puisque le sentier partant vers
l'Ouest au moment de s'incurver vers le Sud se perdit dans un ensemble de
buissons de maquis épineux extrêmement
désagréable. Plus d'une demi-heure fut passée en pure
perte à essayer de trouver la suite : impossible d'aller plus loin et
obligation de revenir sur nos pas par le chemin de l'aller, sans même
voir le phare et la statue d'A Madonella.Explications possibles : - Une année spécifique où le maquis était particulièrement vivace au point d'embroussailler un sentier pourtant relativement parcouru, même à l'époque ? - Une faiblesse passagère du groupe (il faisait canicule !) ayant entraîné lassitude et manque de volonté ? - Un premier de cordée qui n'avait pas encore fait le tour des conseils qu'il donne dorénavant dans la rubrique "Progression en maquis corse" de ce site ? A vous de trouver la réponse... |
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- De Porto Pollo à Propriano :Dernière partie de cette côte, redevenue hautement touristique avec cette partie Nord du golfe du Valinco : elle offre beaucoup de charmes et est tout de même moins fréquentée que les stations balnéaires corses les plus côtées (Porto Vecchio, Porticcio, Bonifacio, Calvi, Saint-Florent, ...) Porto Pollo- Petit port ayant été touché par la vocation touristique. Dès après Porto Pollo, on trouve les belles plages du Taravo et de Tenutella qui entourent l'embouchure de ce fleuve descendant du Col de Verde et dont seule la deuxième citée est bordée par la route D157, obligée de traverser le fleuve beaucoup plus au Nord, avec la tour de Micalona juste en arrière de la routeOlmetto-Plage- Ce nom correspond aux hameaux situés en bordure de la mer, grosso modo entre les tours de Micalona et de la Calanca. Le village d'Olmetto lui-même étant, comme toujours pour ces villages centres de communes, en hauteur le long de la N196 Ajaccio-Propriano. C'est une longue suite de plages de sable sur cette partie de la côte Nord du Valincu, uniquement interrompue par des criques rocheuses
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Plage de Capu Laurosu près de Propriano |