- A Filetta - Tradition et Ouverture - De la polyphonie corse au chant du monde de Jean-Claude Casanova : l'accouchement de cet ouvrage est l'aboutissement d'une très ancienne passion de Jean-Claude pour la musique corse et le groupe A Filetta qu'il avait déjà concrétisée sur son site Internet, L'invitu. Cette fois-ci, c'est un livre qui synthétise sa connaissance du groupe corse le plus abouti, le plus sublime, le plus touchant de l'île, et dont il est quasiment devenu le principal agent (bénévole !) : il vient de paraître le 4 août 2009 aux éditions Colonna !
Ne l'ayant pas encore lu, je vous en livre la première description par l'auteur : "Une première partie suit les traces (Andati) de l'itinéraire du groupe, qui prend sa source dans le renouveau connu sous le nom de riacquistu.
Le point central de l'ouvrage est consacré aux rencontres : les Rencontres de Calvi bien sûr, et celles des artistes qui ont marqué A Filetta, de Bruno Coulais à Danyèl Waro.
Après ces deux parties, "historiques" sans être chronologiques, la dernière partie traite de ce qui fait la spécificité d'A Filetta : chanter tendrement des choses puissantes et puissamment des choses tendres. A travers ses mots, son travail de création, les personnalités qui le composent, se dessine ce qu'est A Filetta.
Le thème central du livre, c'est la dialectique entre tradition et innovation, entre enracinement et ouverture.
A Filetta est à la fois la quintessence du chant polyphonique corse, le garant d'une certaine tradition, et aussi et surtout celui qui a osé s'éloigner de cette tradition pour créer quelque chose de nouveau, tout en restant fidèle à ses origines.
En écrivant cet ouvrage, j'ai souhaité avant tout exprimer ma vision personnelle du groupe A Filetta et éviter toute complaisance. Bien entendu, cette distance assumée n'enlève rien à l'amitié et à l'admiration que j'éprouve à l'égard des membres d'A Filetta."
- Corse, Terre d'Eau - André Ortuno : ce livre, à paraître fin septembre 2007 aux Editions Les Petites Vagues, est un condensé des meilleures photos des canyons corses réalisées et rassemblées par cet expert du canyoning et de la photographie sur l'île
- Ne ratez pour rien au monde le livre d'Alain Gauthier, datant de mai 2006 (bizarre, j'ai eu l'impression qu'il était sorti en août 2007 !) - Des roches, des paysages et des hommes - Géologie de la Corse : un ouvrage paru chez Albiana, avec 270 pages très complètes sur "l'Elysée de la Géologie" qu'est la Corse, avec sa variété unique de matériel rocheux. Mais ce livre, couronné par un prix au 9ème Salon International du Livre Insulaire d'Ouessant en août 2007, donne aussi une approche des paysages constitués par ses roches, leur utilisation par l'homme sur l'île, le thermalisme, les minerais et les mines insulaires, l'histoire de la formation des montagnes, ...
Tout cela raconté et mis en scène par le spécialiste incontesté de la région Corse qu'est Alain Gauthier, enseignant en Science et Vie de la Terre au lycée Fesch d’Ajaccio de 1971 à 2003, géologue, biologiste, ancien président du Comité scientifique du Parc Naturel Régional de Corse. Vous trouverez sur ces pages bon nombre d'autres livres auxquels il a donné son concours !
Deux livres, datant du premier semestre 2006,pour ceux qui privilégient les balades relativement faciles avec les cibles faune, flore, et contexte culturel :
-Envies de nature - Jean-Jacques et Christian Andreani :
un ouvrage d'avril 2006 aux Editions Libris, écrit par les deux frères Andreani, co-fondateurs du groupe Caramusa. 55 randonnées faciles, très connues, mais décrites avec le parti pris de la rencontre avec la faune et la flore locales à la meilleure saison possible
-Balades nature en Corse - Collectif :
un livre paru au premier trimestre 2006 à Dakota Editions, avec
26 balades méritant bien leur nom, là encore pas très originales, mais avec un objectif centré sur l'émerveillement devant la richesse végétale, la splendeur minérale et la variété de la faune locale
Les News avec les dernières mises à jour du site, dorénavant plutôt sur le Blog...
Après un grand ménage de forme en novembre - décembre 2009, dorénavant, le site dispose :
d'une syndication avec flux RSS (comme le Blog !) et boutons d'abonnement RSS et Netvibes en page d'accueil !!
d'un intégration SWFObject des objets Flash
de nouveaux outils avec les technologies LightBox & ModalBox
d'une petite aide à la navigation avec un bouton dédié à cet effet
de parcours mis à jour suite aux courses de l'année 2009
d'un balisage complet en XHTML 1.0 Strict, avec pas mal de corrections de forme au passage
Le Blog a réouvert le 16/02/2009, après deux mois d'interruption liée à une migration sauvage et ratée vers SFR qui a détruit la base de données, puis une migration, volontaire cette fois, réussie vers OVH pour les deux sites début février 2009 : le site Web dorénavant complètement en adresses http://corse-sauvage.com (ou www en plus) et le Blog en adresses http://corse-sauvage.fr (idem avec www.)
La conformité du site "Corse sauvage" au XHTML 1.0 Strict à compter du 07/12/2009 !
***News & Nouveautés***
Ma Corse
Ce site est exclusivement consacré à la Corse.
TOUTE la Corse ? Non, uniquement celle qui résiste toujours aux envahisseurs, les touristes ("pinzuti"), et simplement celle que j'aime, l'île sauvage, pratiquement dernier espace Wilderness en France, au moins métropolitaine. Cette Corse-là, j'y suis aussi attaché que les insulaires à leur terre natale ou à leur musique traditionnelle, telle qu'elles sont chantées, par exemple, par A Filetta que vous entendez dans Figliolu d'Ella", chant de partage et d'amour qu'on trouve sur leur DVD de 2009 qui fête leurs 30 ans de carrière.
Si vous n'entendez pas cette musique, c'est que votre navigateur n'accepte pas l'option "démarrage automatique" du morceau et vous devrez cliquer sur les boutons ("Stop"), puis ("Play") dans le lecteur de musique que vous voyez intégré dans le bandeau de titre Corse sauvage. Vous pouvez aussi vous déplacer dans l'extrait de musique en cliquant sur la barre de progression de ce même lecteur.
Ce n'est donc pas toute la Corse qui sera abordée sur ce site, mais uniquement la Corse Nature (Mer/Montagne et activités nature associées) avec quelques compléments spécifiques à cette île, principalement le chant polyphonique et les musiques associées, qui m'y ont aussi marqué.
La Nature en Corse
Lorsque l'on parle de l'île sans la connaître, on ne peut imaginer une telle diversité de paysages et de variétés de géologie, faune et flore, réparties sur une si petite surface (183 km de long et 84 km de large). Lorsque nous l'avons abordée en 1983, au hasard de vacances où nous recherchions la proximité mer/montagne (mer pour des enfants en bas âge, montagne pour nous), nous avons été stupéfiés par les merveilles naturelles que recèlent ce territoire et par l'isolement que l'on pouvait y trouver presque partout. Sortant de plusieurs années d'alpinisme passées à Chamonix, dans quelques autres coins des Alpes et dans beaucoup de secteurs des Pyrénées, presque désespérés de ne pouvoir pratiquer cette activité sans devoir cotoyer des cohortes de pékins faisant la queue en bas des voies ou sur les chemins de randonnée, nous trouvions enfin les grands espaces naturels et désertés dont nous rêvions, agrémentés des mêmes difficultés techniques (la neige en moins en été), complétées par celles spécifiques à la végétation locale, le maquis.
Une merveille de la nature, donc, sans beaucoup d'équivalents dans le monde avec cette diversité incroyable, même dans les sites les plus réputés : il faut faire plusieurs semaines de route dans les grands parcs nationaux américains pour voir autant de merveilles qu'en trois jours en Corse ! En outre, sauf en quelques coins relativement connus (GR 20, quelques plages, les villes touristiques de bord de mer), la montagne et une grande partie des 1100 km de côtes de l'île sont peu fréquentées pour cause de difficultés d'accès (végétation, absence de routes) et de désertification ruro-montagnarde encore plus prononcée que dans nos montagnes continentales, revigorées par des stations de ski que l'on ne trouve pas ici.
Les principales caractéristiques de ce magnifique espace naturel :
Le caractère montagneux partout prononcé avec un relief extrêment tourmenté, même en bord de mer sauf sur la plaine du littoral oriental, des traits alpins très prononcés et de nombreux sommets de plus de 2000 m ("Deux montagnes dans la mer"), beaucoup de neige en hiver et d'eau au printemps/automne, une période sèche et chaude de juin à septembre correspondant au climat méditerranéen sur le littoral (attention : nuages, pluies et orages beaucoup plus prononcés en montagne pendant cette période)
Une géologie extraordinairement variée : les roches granitiques de toutes sortes principalement localisées dans l'Ouest et le Sud et souvent sculptées par le phénomène local des "tavoni", les roches volcaniques (ignimbrites, rhyolithes, basaltes) au Nord-Ouest, les schistes diversifiés (ophiolithes, roches vertes) au Nord-Est et les roches calcaires principalement situées dans l'extrême Sud
Un axe de montagne NW-SE constituant en gros la frontière des deux départements, supportant les principaux sommets de l'île et formant une sorte de grande muraille entre Est et Ouest ("Grande Barrière")
Une multitude de vallées articulées autour des torrents dégringolant de la Grande Barrière et découpant ces extraordinaires ravins et canyons qui sont un des aspects fondamentaux de la montagne corse : il n'y a pas deux de ces vallées qui se ressemblent et parfois, à quelques kilomètres de distance, on a l'impression d'être dans deux pays différents
L'intégration de tous les sites de montagne (pics, pointes, crêtes, arêtes, parois jusqu'à 700 m d'amplitude, plateaux, tourbières et "pozzi", nombreux lacs, torrents, ravins et canyons) y permettant la pratique de l'ensemble des activités de montagne (VTT, randonnée, escalade, alpinisme, canyonisme, spéléologie, parapente, ski de fond, ski de montagne, rafting, nage en eaux vives, canoë/kayak,...)
Une faune et flore montagnarde riches et constituées de nombreuses espèces, dont certaines endémiques (qu'on ne retrouve nulle part ailleurs)
Un littoral aussi diversifié que la composante montagnarde, alliant côtes rocheuses volcaniques, granitiques, schisteuses ou calcaires avec des falaises pouvant atteindre 600 m de dénivelé, plages de galets et de sables, nombreuses embouchures de fleuves lagunaires, lacs et étangs littoraux, ...
Un espace sauvage, aussi bien marin que montagnard, extrêmement bien conservé, peu pollué, fréquenté uniquement sur moins d'une dizaine de points focaux, principalement des villes touristiques littorales, à l'exception du GR 20, seul sentier fréquenté en montagne.
Emblématique de cette région, il fait la fierté des habitants à la fois par son originalité, un des symboles majeurs de leur contrée, et par la partie de l'histoire de l'île attachée au refuge qu'a constitué ce labyrinthe pour les habitants fuyant les envahisseurs, les familles cibles de "vendette" et les bandits poursuivis par les représentants de la loi. C'est une composante essentielle des randonnées corses, aussi bien par l'enchantement des paysages incroyables qu'il peut constituer avec les blocs et les parois de l'île, essentiellement granitiques, que par le désespoir et les crises de rage qu'il peut procurer via les obstacles qu'il dresse face à ceux qui le côtoient. Beaucoup d'articles et de revues sur le sujet, mais finalement très peu d'écrits consacrés aux techniques spécifiques de progression dans cet environnement : en abordant cet aspect de la question, l'article consacré à cet objet essaie de vous donner quelques "fondamentaux" assis sur une expérience pratique de ce terrain.
La Corse, paradis du canyoning : c'est sous ce slogan qu'est paru le premier réel topo de canyons de l'île (Ayasse/Dubreuil). C'est mérité, tant l'incroyable réseau de torrents tumultueux qui dévalent le versant occidental granitique très pentu de l'île et les versants oriental et nord moins raides, a découpé des gorges superbes dont la descente offre des parcours parmi les plus beaux et les plus recommandables pour cette activité. A l'inverse du ravinisme, on descend ces gorges dans l'eau (ou le plus proche possible) de manière ludique et sans obstacles majeurs (ballades aquatiques) ou bien en utilisant des techniques de rappels adaptées aux cascades qui les jouxtent, en faisant des sauts, en dévalant des toboggans, en suivant le courant en nageant, avec des gestes qu'il faut apprendre et expérimenter (canyonisme). J'ai découvert cette activité par hasard, en descendant des ravins, et l'ai pratiquée pendant des années de manière autonome en famille et en technique montagne en utilisant des méthodes qui ne sont pas très conseillées ! C'est à travers des illustrations de cette pratique "d'amateur" vécue sur une trentaine de canyons insulaires que je vous propose de découvrir les principaux aspects de cette activité dans l'ile.
Une autre des particularités de l'île : autour de l'arête cristalline principale qui s'articule de Calenzana à Conca (à laquelle s'ajoutent l'échine du Cap Corse et les crêtes schisteuses de Castagniccia), un réseau dense de torrents majestueux a creusé de chaque côté un labyrinthe de vallons sauvages et escarpés, quel que soit le type de roches traversées, alimentant les fleuves dont les touristes ne fréquentent que les embouchures ou les vasques proches de la route. Aidés par une hydrographie exceptionnelle, ces fleuves torrentueux contribuent à sculpter dans les structures géologiques montagneuses ces spectaculaires ravins colorés qui permettent de pratiquer ce sport endémique qu'est le "ravinisme", seul moyen dans certaines occasions de pénétrer au coeur de ce territoire enserré dans un maquis impénétrable ! Le Ravinisme, c'est le canyoning à l'envers (ou vice versa !), en remontant ces raides vallons encaissés et en essayant d'éviter l'eau le plus possible !
La Corse, paradis de l'escalade : c'est sous ce titre, analogue à celui utilisé pour les canyons corses, qu'est paru en 2005 un des topos d'escalade de l'île (Martial Lacroix). C'est certainement encore plus mérité que pour le canyonisme, tant on est immédiatement subjugué en débarquant par l'extraordinaire nombre de sites propices à cette activité, la quantité de voies déjà ouvertes et recensées et le potentiel de voies nouvelles à ouvrir un peu partout dans l'île. L'autre spécificité marquante de la région est cette incroyable diversité des roches et des formes sur lesquelles on grimpe, avec toujours une excellente qualité de rocher (il y a peu de rocher pourri en Corse) : d'une vallée à une autre située à peu de distance, vous avez l'impression de grimper dans deux pays différents !
Lorsque nous y avons débarqué pour nos premiers séjours, outre les merveilles grimpables que nous avions sous les yeux, ce qui nous avait beaucoup surpris était la faible fréquentation qui les caractérisait : cela changeait des foules de Chamonix et de Pont d'Espagne dont nous avions l'habitude lors de nos vacances-alpinisme antérieures. A l'époque (1983), aucun topo d'escalade n'existait sur la Corse et les rares informations provenaient du guide Fabrikant qui donnait quelques itinéraires d'alpinisme dans son Guide des Montagnes Corses. Aujourd'hui, cette lacune a été réparée et vous trouverez assez facilement de quoi vous trouver des voies, bien qu'il n'existe aucun guide complet sur l'escalade corse : la rubrique escalade de ce site s'est donc essayée à faire un tour d'horizon aussi exhaustif que possible de l'ensemble des possibilités d''escalade dans l'île.
Essayez donc vous aussi de vous frotter aux aventures que vous proposent toutes ces voies, pas seulement en escalade d'ailleurs, car l'approche et le retour dans le maquis corse peuvent être encore plus redoutables que les voies elles-même. Et si vous avez un peu de temps à consacrer à cette activité sur l'île, n'hésitez pas à chercher de nouveaux sites et de nouvelles voies : la Corse en regorge !
La Corse est une région idéale pour la randonnée pédestre, à la fois par la diversité de ses micro-régions et des paysages traversés mais aussi par le climat tempéré qui y règne et qui permet de pratiquer l'activité en toutes saisons. L'île est devenue célèbre pour la randonnée en montagne par la seule naissance en 1972 de son historique sentier de Grande Randonnée du Nord au Sud, le GR 20 ("Fra li Monti"), et la notoriété que celui-ci a su conquérir par son parcours alpin et physique. A tel point que, malgré la construction d'autres sentiers, tel le Tra Mare e Monti, vous n'aurez jamais l'impression que la montagne corse soit fréquentée ailleurs que sur ce GR ! Alors que des hordes de Géhéristes encombrent refuges et sentiers jalonnant cet itinéraire pendant la saison, le reste de la montagne corse est quasiment désertée et laisse, dans certains coins, d'immenses territoires où vous pouvez être vraiment seul à les parcourir.
La Randonnée, telle que présentée ici et distincte du Ravinisme, est indissociable des sentiers du pays : sentiers agro-pastoraux ancestraux dont certains ont fait l'objet de travaux monstrueux et ne pourront survivre que par la randonnée (ou la chasse !), sentiers de villages réouverts par les communes ces dernières années, sentiers du bord de mer qui sont présentés dans les randonnées littorales de la rubrique suivante. Finalement, seules les structures d'accueil insulaires, de qualité moyenne, désuètes, vieillissantes, mal entretenues et obérées par une gestion pratiquée avec un amateurisme désarmant, pourraient constituer un frein à l'expansion de cette activité sur l'île.
Deux rubriques Randonnée sont dorénavant présentées sur ce site :
La rubrique standard "Randonnée" dans laquelle sont décrits des parcours personnels, sélectionnés parmi les nombreuses balades réalisées sur l'île depuis 1983 et accompagnés de diaporamas variés.
La rubrique spécifique "Randonnée +" qui a été rajoutée pour pouvoir offrir, d'une part des parcours proposés par un vrai spécialiste de la Corse, Charles PUJOS, à partir des nombreuses publications (livres, revues, magazines) qu'il a déjà fait paraître sur la Randonnée en Corse, et, d'autre part, pour ouvrir le site à des propositions de randonnées de la part des visiteurs extérieurs, en ciblant des parcours originaux et dignes d'intérêt au sens de la "Corse sauvage".
Difficile d'écrire sur la Corse, même sauvage, sans prendre en compte, ne serait-ce que partiellement la partie maritime, avec le bord de mer et le littoral proche. En effet, la Corse, si elle ne fait, avec ses 8720 km², que 1,5 % de la surface de la France métropolitaine, possède plus de 1000 km de côtes, soit environ 18 % de la longueur totale des côtes françaises métropolitaines. Ce littoral, long et varié, est composé de paysages multiples dont certains sont proprement époustouflants et ont laissé à l'île ce cachet de paradis marin qui est souvent le seul que les touristes ont à l'esprit lorsqu'ils débarquent dans l'île !
Les côtes et les rivages corses, c'est un contour extraordinaire, qui laisse apparaître tout un ensemble de merveilles. Dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, tout d'abord, le Cap Corse, comme un glaive enfoncé dans les vents de Méditerranée et taillé dans le schiste de la Corse alpine. Puis, la côte cristalline qui va de Saint-Florent à Solenzara, sauf la brève discontinuité des falaises calcaires de Bonifacio, et qui dessine ces rivages farouches, accidentés, sculptés par le vent, l'eau et le sel, creusés dans la montagne, sauvages, si beaux avec leurs huit golfes, leurs superbes caps et leurs magnifiques plages. Enfin, le contour de la seule grande plaine de l'île (plaine orientale) qui étire sur une centaine de kilomètres son enfilade de longues plages sableuses, bordées de terres alluviales, d'étangs et de marais qui furent lontemps le royaume du moustique anophèle et de la malaria (paludisme).
Bien sûr, tout n'est pas sauvage sur cette bordure maritime, mais quelle autre région habitée au monde a su préserver à ce point son littoral ? S'il abrite les plus grands centres touristiques de la région (Bastia, Saint-Florent, l'Ïle-Rousse, Calvi, Ajaccio, Propriano, Bonifacio, Porto-Vecchio), il n'en conserve pas moins, sauf en quelques rares points, une absence quasi-totale de constructions en bord de mer, une grande partie de ses rivages non longés et non desservis par des routes et de grands espaces complètement sauvages et déserts, même en plein coeur de l'été !
Grâce soit rendue à ceux qui ont permis ce miracle !
Les Corses
Jusqu'à présent, j'ai surtout vécu "la Corse sans les Corses" puisque je n'ai pratiquement pas fréquenté les autochtones dans mes activités insulaires, autrement que pour l'hébergement (camping essentiellement) et la nourriture. Ce n'est pas par ostracisme particulier à leur égard, au contraire, puisque quelques-uns avec qui j'ai pu approfondir le contact se sont avérés particulièrement agréables, et intéressants : Ambroise Vesperini et sa charmante épouse Nicole, qui tiennent l'auberge d'Ascu, sont à cet égard représentatifs de l'accueil que l'on peut obtenir en montagne corse et de l'amour que les Corses peuvent porter à leur vallée, avec une faconde intarissable pour la faire partager à leurs invités. Sinon, mon choix s'est surtout porté sur des activités nature en mode autonome, sans faire appel aux guides et accompagnateurs locaux, par penchant personnel et pour mieux goûter cette nature sauvage, avec les inconvénients inhérents que sont la nécessité de préparer les courses, la recherche de documentation, la perte de temps et les soucis de sécurité. Du coup, vous trouverez peu d'informations sur les habitants de l'île sur ce site faute de compétence en ce domaine.
Néanmoins, vous devez savoir qu'il n'est pas judicieux de venir dans ce pays avec les préjugés habituels sur les habitants qui ne me semblent pas être autre chose que des légendes non étayées : le Corse n'est ni plus ni moins fainéant qu'ailleurs et il suffit de regarder en montagne les restes des villages, bergeries (constituant parfois des villages secondaires comme à Bavedda, Naseu, Bitalza et Candela/Barghjana), canaux d'irrigation, terrasses, murets, etc... pour se rendre compte qu'ils ne manquaient pas de courage afin d'ériger les ouvrages nécessaires à leurs activités rurales et pastorales. Le taux d'imbéciles doit sans doute être le même dans l'île que partout ailleurs sur le continent et peut expliquer les aberrations politiques locales et les dérives nationalistes et mafieuses actuelles. Ce qui me semble peut-être un peu plus spécifique aux locaux, ce sont leur fierté extrêmement marquée pour leur île (encore plus que l'attachement partout traditionnel à la terre natale), leur premier abord austère et méfiant (a priori envers l'étranger, "u pinzutu") et leur caractère peu festif (fêtes corses essentiellement religieuses, chants corses peu portés à la rigolade, ...) : seule l'histoire particulière de l'île, soumise à de nombreuses invasions, toujours sous la domination d'une puissance étrangère sauf pendant l'indépendance sous Pasquale Paoli (naissance du drapeau à Tête de Maure et de l'hymne corse), ainsi que les conditions de vie particulièrement dures pour les habitants (activités agricoles et pastorales en montagne alpine) peuvent expliquer ces divers penchants des insulaires.
Si vous souhaitez donc en savoir plus sur l'histoire de ce peuple, les conditions de vie de ses représentants au siècle passé, la description de leurs caractères et moeurs particuliers et l'origine et la vie de ses légendaires bandits, vous pourrez utilement consulter la bibliograhie à droite de cette page et lire avec profit Gabriel-Xavier Culioli dans la Terre des Seigneurs.
C'est aussi une des particularités symboliques de la Corse (bien que la polyphonie ne soit pas spécifique à la Corse et soit très répandue dans les pays autour de la Méditerranée) et sa renommée a franchi depuis longtemps les frontières de l'île ! Même si c'est surtout au travers d'un groupe, I Muvrini, qui, pour mon opinion, a subi une dérive commerciale qui lui a fait pas mal perdre ses racines ancestrales.
Là encore, cet article ne ciblera pas l'ensemble de la musique corse, mais uniquement cette partie captivante que sont les chants traditionnels corses, dont les chants polyphoniques sont les plus représentatifs, merveilleusement présents dans les oeuvres d'A Filetta, pour moi le groupe le plus créatif de l'île, et Tavagna, le plus traditionnel même dans ses propres créations. L'article ira au-delà de ce thème de la tradition musicale corse en abordant les créations et recherches musicales qui y sont attachées, le type musical que j'ai qualifiée de "troubadour" dont beaucoup de groupes corses tirent leur substance et la place des femmes corses dans ces thèmes musicaux qui se veut une place à part entière.
Pour moi, cette musique est partie intégrante de la "Corse Sauvage", tant ces chants sont reliés à la nature sauvage et montagnarde du pays et aux activités de la vie courante : chants des bergers, chants des paysans montagnards, chants de la vie de tous les jours, des querelles quotidiennes, de la mort, ... Depuis que j'ai eu la chance d'assister, lors de mes premières visites ici, à ces improvisations réalisées lors des soirées musicales dans les bars et restaurants du coin ou des nombreux concerts organisés en églises ou lieux ouverts dans l'île, je ne cesse de rechercher les oeuvres des chanteurs et groupes corses qui en perpétuent la tradition et de suivre toutes les créations qui en découlent. Comment, en effet, ne pas être remué au fond des tripes par ces chants âpres et violents délivrés lors des "paghjelle" et par les continuelles surprises et émotions qui naissent de cette musique étrange, déclamée par des voix puissantes qui s'élèvent et retombent en une suite de discordances délibérées ? Que ce soient les plaintes douloureuses des "voceri" ou amoureuses des "lamenti", les enflements et les heurts des solistes des "paghjelle" ou les déclinaisons doucereuses des "nanne" et des "ballate", toutes ces expressions musicales sont le reflet des moeurs et caractères de l'île et procurent des émotions comparables à celles éprouvées à la contemplation et la fréquentation de la nature et des paysages du pays.
Ecoutez-en un échantillon via le lecteur Flash (si vous avez un problème avec l'un des lecteurs, audio ou vidéo, téléchargez la dernière version du Flash Player) qui vous est mis à disposition plus haut sur cette page et voyez si vous ressentez le même frisson que celui qui me prend toujours à l'écoute de ces chants et chansons ! Un conseil, mettez le son à un volume convenable et mesurez l'ampleur de ces voix inhabituelles. Si vous ne parvenez pas à apprécier cette forme musicale, c'est que vous n'êtes pas encore tout à fait en harmonie avec la vraie nature de l'île, que vous fréquentez trop les boîtes de nuit corses et que vous préférez encore une célèbre chanteuse corse (Alizée) sans aucun lien musical avec la Corse, mais étrangement (pour mon opinion) plus connue que ses congénères locaux, comme Jacky Micaelli en photo à gauche, Mighela Cesari ou d'autres.
Comme le dirait la publicité : "nous ne partageons pas les mêmes valeurs" !
Quoi de neuf ?
Les News :
Le site "Corse sauvage" essaie de se conformer aux standards Web... Il a donc migré en décembre 2009 en XHTML 1.0 Strict ! Pour les initiés, cela revient à modifier l'ensemble des pages : adaptation au XHTML 1.0, adoption d'un DOCTYPE "DTD XHTML 1.0 Strict" et passage par le validateur du W3C. Avantages : meilleure lisibilité, universalité, adaptation aux évolutions futures des navigateurs sans modifications, ...
Après un grand ménage de forme en novembre - décembre 2009, le site dispose dorénavant ::
d'une syndication avec flux RSS (comme le Blog !) et boutons d'abonnement RSS et Netvibes en page d'accueil !!
d'un intégration SWFObject des objets Flash
de nouveaux outils avec les technologies LightBox & ModalBox
d'une petite aide à la navigation avec un bouton dédié à cet effet
de parcours mis à jour suite aux courses de l'année 2009
d'un balisage complet en XHTML 1.0 Strict, avec pas mal de corrections de forme au passage
Depuis la migration (hébergeur OVH + Dotclear 2) en début d'année 2009, les statistiques du site sont difficilement comparables aux statistiques précédentes du fait d'utilisation d'outils différents par les deux hébergeurs successifs ! On essaiera donc de faire le point en fin d'année 2009...
Le Blog "Corse sauvage" a ouvert le 29/10/2006 !! Et réouvert le 19/02/2009 (après interruption le 19/12/2008 suite à des mouvements erratiques de fournisseurs/hébergeurs Internet !)
Créé pour apporter un peu d'interactivité au site, il permet, d'une part d'apporter des nouvelles, des informations récentes et des mises à jour de manière beaucoup plus réactive par le biais d'articles faciles à mettre en oeuvre (les "Billets") et, d'autre part, de donner enfin la parole aux visiteurs par le biais des "Commentaires" aussi bien sur les articles que sur les photos qui complètent celles du site !
C'est la technologie du Blog qui a été en final retenue, plutôt que les "Livres d'Or", "Lettres d'Informations", "Forum", etc... qui étaient aussi en piste.
31-12-2009 : une bonne nouvelle pour ceux qui utilisent la "syndication", elle est désormais possible pour le site "Corse sauvage" (et pas seulement pour le Blog). L'adresse du flux RSS correspondant au site est donnée en Page d'accueil à droite du titre du site avec le logo habituel d'abonnement et le bouton d'ajout en page Netvibes... Ce flux correspond exactement aux lignes détaillées de la Rubrique "Quoi de Neuf ? Les Nouveautés" en bas de page, sauf qu'il n'y a donc plus besoin de venir sur le site pour voir s'il y a du nouveau : il suffit d'être averti via le flux RSS et votre abonnement navigateur ou votre aggrégateur RSS favori ou votre page de syndication (Netvibes, Google, ...) des ajouts au flux. Pour ma part, je fonctionne avec une page Netvibes personnelle d'où je surveille via les flux RSS une cinquantaine de sites "syndiqués" sans aller en visiter un seul !
28-12-2009 : renouvellement de toutes les musiques d'accompagnement de l'ouverture des pages Rubriques du site "Corse sauvage".
27-12-2009 : ajout en Discographie Musique & Culture corses du DVD d'A Filetta Trent'anni pocu, Trent'anni assai ("Trente ans, c'est peu mais c'est beaucoup"), qui fait le point sur 30 ans de carrière du groupe. Le DVD est paru en novembre 200 à partir de documents réalisés par Cathy Rocchi pour le magazine Ghjenti (France 3 Corse Via Stella). Vous trouverez des compléments sur ce DVD et des extraits vidéos en page Polyphonie avancée.
17-12-2009 : ajout en Bibliographie Musique & Culture corses du livret Mimoria arghjintina - Sel d'argent, recueil de textes poétiques de Norbert Paganelli, en langue corse et en langue française, à partir de photographies de Joseph Nicolaï, correspondant de presse dans le sud insulaire à la fin des Trente Glorieuses. Edité par Fior di Carta en novembre 2009
12-12-2009 : ajout en Bibliographie Musique & Culture corses du dernier recueil de poésies de Norbert Paganelli, paru en février 2009, dont le titre est si bien adapté aux site/Blog "Corse sauvage" ! Il en a d'aileurs adopté une des photos en 1ère de couverture...
07-12-2009 : Au passage, migration en XHTML 1.0 Strict avec changement de Doctype : ce n'était pas trop compliqué puisqu'il ne restait plus qu'à nettoyer le code externe (partenaires !) pas toujours très propre, les "target=" encore en place, les "name" des balises de formulaires, etc... Validation de toutes les pages par l'outil de validation W3C !
06-12-2009 : Divers compléments de forme dont la mise en place d'une barre de navigation "fixe" en bas de page à droite sur les pages Détails Rubrique. Cela permet d'avoir toujours une flèche de navigation à portée de main quel que soit l'endroit de la page où l'on se trouve ! Valable uniquement pour les navigateurs acceptant le "position: fixed;" en CSS, c'est à dire pour Internet Explorer seulement à partir de la version 7... Pour les navigateurs irrespectueux des standards (IE < 7, ...), la page devrait rester conforme à ce qu'elle était avant (flèches de navigation seulement à droite, en haut et en bas de chaque page)...
27-11-2009 : Mise en place des outils SWFObject2 pour l'intégration d'objets Flash dans des pages HTML/XHTML : rien de visible pour les visiteurs, mais une meilleure conformité aux normes, des possibilités d'évolutions plus aisées et l'abandon des outils Javascript d'Adobe qui ne tenaient plus la route et n'étaient pas maintenus. En ce qui concerne SWFObject 2, voir la présentation en français et les références au site Google !
25-11-2009 : Mise en place de deux outils - 1°) Ouverture automatique de fenêtres DANS l'application en technologie Lightbox (pas de blocage, effets d'opacité sur la fenêtre en cours, pas de rechargement de page, ...) pour les agrandissements d'images/photos - 2°) Ouverture automatique de fenêtres DANS l'application en technologie Modalbox (idem Lightbox mais pour d'autres objets qu'images et photos) pour certains liens vers d'autres sites. Lightbox est dorénavant utilisé pour toutes les photos cliquables de "Corse sauvage" alors que Modalbox n'est pour le moment utilisé que pour quelques liens en essai...
25-11-2009 : Modification du bouton "Aide de Navigation" transformé en simple fenêtre popup pour pouvoir accueillir les outils de fenêtrage (Lightbox, Modalbox) que l'on a déjà sur le Blog "Corse sauvage"
25-11-2009 : Diverses améliorations des styles et suppression de certains attributs et balises HTML plus utilisés en XHTML : malheureusement, il reste encore du ménage à faire sur les codes récupérés à l'extérieur (liens échangés, copier/coller codes You Tube, Dailymotion, etc...)
19-11-2009 : Ajout d'un bouton "Aide de Navigation" sur toutes les Pages Accueil, Rubriques et Liens (niveau 0 et 1) : la complexité de la navigation à l'intérieur du site ayant été plusieurs fois remontée, il a été jugé utile de mettre en place ce petit mode d'emploi (Quoique ce puisse être considéré comme une qualité que de se perdre sur un site !). Ce bouton fait appel à une fenêtre créée à l'aide de l'une des dernières technologies à la mode, "ModalBox", qui fait beaucoup pour la "mise en lumière" des fenêtres pop-up...
Tous ces joujoux font partie des composants d'interface graphique (on dit aussi "widgets") fleurissant sur les marchés des logiciels libres et fournis sous forme de modules unitaires (widget) ou de librairies de scripts (librairie Ajax scriptaculous) : ils permettent de contrôler et de paramétrer des parties de l'interface et, par assemblage, de composer une interface graphique complète. La "fenêtre modale" est ici utilisée pour des raisons esthétiques et pratiques (les scripts sont tout prêts !) à l'encontre de leur utilisation standard (blocage de l'application dans l'attente d'une information utilisateur) alors que sur ce site elles servent à de l'assistance...
17-11-2009 : Modifications de la course Punta Minuta par l'arête S pour la passer de la rubrique Randonnée à la rubrique Ravinisme et pour préciser les informations la concernant suite au parcours fait début 09/2009
16-08-2009 : Ne pas manquer d'acheter et de lire le nouveau livre de Jean-Claude Casanova (voir son site L'invitu), entièrement consacré au meilleur groupe corse, A Filetta, avec une première description sur cette page et en Rubrique Musique et culture corses.
Pour commander (franco de port - chèque 20 € par ex. libellé à Colonna édition) A FILETTA Tradition et ouverture - De la polyphonie corse au chant du monde : - par fax : au 04 95 25 30 67
- par tel : au 06 75 33 50 49
- par mail : à colonnadistria.jj@wanadoo.fr
- par courrier : édition Colonna - La maison bleue - Hameau de San Benedetto
20167 Alata
20-07-2009 : Quelques nouveaux livres et topos en Rubriques Randonnée et Randonnée +...
Consulter les "Archives" pour l'historique du site !