Corse sauvage

Activités nature en Corse

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Escalade en Corse

Aiguilles de Bavedda en fin d'après-midiCorse, paradis de l'escalade

La Corse est certainement le paradis du Canyoning, mais aussi et encore plus celui de l'Escalade, tant l'île propose de variétés de roches et de formes de voies dans un contexte original : utilisation de cette érosion endémique qui forme les "tavoni" et touche toutes les roches du pays pour parcourir des dalles autrement infaisables et faire croire qu'on est sur du calcaire alors que l'on parcoure une voie granitique, climat bienveillant permettant de grimper en toutes saisons en choisissant soigneusement altitude et orientation, sous-fréquentation de quasiment tous les sites, y compris les plus connus (Bavedda), en opposition avec la pratique de l'escalade sur le continent.

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Avertissement de sécurité

Ainsi que pour les rubriques Canyoning et Ravinisme, cet article sur l'escalade en Corse ne saurait commencer sans un préambule concernant la sécurité pour cette activité et un avertissement concernant ma pratique personnelle, contre-exemple pour quelques standards de l'activité. La principale (et quasi-seule) entorse aux règles de sécurité de la pratique que je m'autorise en Corse est le non-port du casque pour toutes les voies d'école ou type montagne que j'ai réalisées sur l'île : c'est un choix personnel, limité à l'île (j'ai toujours porté le casque sur le continent dans mes nombreuses aventures alpines et pyrénéennes !) et à des voies granitiques sans personne au-dessus (c'est facile sur l'île !). Néanmoins, cela suppose une certaine attention aux pierres que l'on est susceptible de projeter sur son second : nous n'avons jamais vu de chute de pierres spontanée en Corse ! L'autre risque partiellement traité par le casque est bien entendu celui de la chute.

Il est utile de rappeler les conseils de base habituels et, pour certains, spécifiques à l'île :

  • Prendre la météo et s'assurer qu'elle est correcte : en Corse, comme ailleurs, l'orage ou la tempête ne sont pas rares et se faire prendre dans une voie engagée est une catastrophe (Cf. accident d'une cordée allemande en face NW de la Paglia Orba)
  • Prendre un matériel approprié : casque (contrairement à ma propre pratique en Corse, même si c'est bien une région où l'on peut s'en passer presque partout - rocher très sûr !), baudrier, cordes de longueurs appropriées, huit et matériel de rappel, dégaines, sangles, mousquetons, coinceurs/friends (très utiles en Corse), sac, éventuellement kit d'équipement, vivres de course, gourde, pharmacie, couteau, couverture de survie, éventuellement matériel de bivouac (frontale, ...)
  • Ne pas oublier les approches et retours : carte IGN, boussole, altimètre, ...
  • Assurer son autonomie : l'escalade en Corse se déroule souvent loin de tout et dans un terrain où chacun doit pouvoir s'en sortir par lui-même. Même si l'hélicoptère commence à être utilisé dans l'île, ne pas trop compter dessus en dehors des coins fréquentés !
  • Maîtriser la pose des coinceurs et friends (surtout), le pitonnage et la pose de spits (un peu) : sauf en certains endroits précis, la plupart des voies en Corse sont peu parcourues et disposent d'un équipement aléatoire, donc sangles, coinceurs et friends obligatoires au minimum avec pitons et marteau au cas où !
  • Inutile d'être un spécialiste de l'escalade artificielle : il n'y en a pas en Corse (contre-exemple connu : Les Copains d'Abord à la Punta Lunarda avec Rurps, Bongs, Crochets et Friends) sauf sur quelques pas très courts !

Enfin, ne pas oublier la partie relative à la préservation de l'environnement et les égards obligatoires envers les propriétaires ou autres utilisateurs des terrains, chemins d'accès et falaises que vous parcourez.

Le docteur Von Cube en 1904Petite histoire de l'escalade et de l'alpinisme en Corse

Curieusement, l'histoire de l'alpinisme corse est relativement récente, puisque datant du début du XXème siècle, c'est à dire démarrant bien plus tard que dans les massifs homologues alpins et pyrénéens du continent.
Juste pour vous en donner une petite idée, voici une petite synthèse chronologique en rappelant les principales phases :

  • Avant 1899, de rares visites de voyageurs anglais, français et allemands, dont certains vont parcourir les plus hauts sommets de l'île (beaucoup ayant déjà été ouverts par des bergers ou chasseurs locaux) : Monte Cintu, Monte Ritondu, Paglia Orba, Monte Renoso, ...
  • Arrivée en 1899 du docteur Felix Von Cube pour sa première visite en Corse : il y reviendra ensuite quasiment chaque année jusqu'à sa mort en 1964 ! Il continue la conquête des sommets les plus difficiles (Punta Minuta, Capu Larghja, ...) et, surtout, l'exploration quasi-systématique des grands massifs corses (n'incluant pas Bavedda !) dont il produisit descriptions minutieuses et cartes détaillées
  • Entre 1900 et 1960, seules quelques réussites alpines épisodiques sont à noter :
    • l'ouverture audacieuse, presqu'hivernale, de la voie Finch en face Est de la Paglia Orba en avril 1909 par le Norvégien Bryn et les Anglais Maxwell et George Finch
    • une première exploration des aiguilles de Bavedda par une équipe du Club Alpin Belge en 1927 avec les premières escalades sportives (Punta di l'Acellu : voie de l'Etrier)
    • des ouvertures alpines classiques d'arêtes et d'éperons sur les grands sommets avec des noms d'alpinistes connus par ailleurs et venus par hasard sur l'île (Tuckett, Devouassoud, Lejosne, Ravanel, Couttet, Ghiglione, Schmidbauer, Marmillod, Diemberger, ...)
  • Dans les années 1960, un groupe d'alpinistes allemands emmené par Werner Krah va faire entrer l'escalade corse dans l'ère du 6ème degré avec des réalisations marquantes entre 1960 et 1964 dans le massif du Cintu (voie Karlsruhe), à la Paglia Orba (voie du Nid d'Aigle) et à Bavedda (Campanile Sainte-Lucie et voie de la Gargouille à Punta di u Pargolu)
  • Entre 1965 et 1980, à nouveau une période marquée par de nombreuses visites ponctuelles d'alpinistes connus permettant des premières occasionnelles (Demenge, Romanetti, Audibert, Jaccoux, Carpentier, Bourley, Gorgeon, Bettembourg, Thivierge, Amy, ...)
  • Mais c'est vers la fin des années 1970 que l'on voit s'entreprendre une exploration plus systématique des sites d'escalade corse avec :
    • le groupe Michel Charles, Pierre Couval et Bernard Vaucher à qui l'on doit les premières entreprises remarquables dans le massif du Capu d'Ortu et ailleurs, avec un esprit écologique et une démarche pleine de discrétion
    • Henri Agresti, professeur à l'ENSA, qui, avec sa rencontre avec le guide local Ghjuvan-Paulu Quilici et aidé par des stagiaires de l'ENSA, va faire une moisson de premières sur toute la Corse et éditer en 1986 une magnifique synthèse de tout ce qui avait été grimpé dans les massifs corses (La Corse, les 100 plus belles)
    • d'autres grimpeurs corses (Pierre Pietri, Jean-Toussaint Casanova, Pierre Griscelli, ...) qui ont pris le relais au milieu des années 1980 et ont poursuivi l'action d'équipement déjà commencé par Quilici (à Bavedda !) sur d'autre lieux
  • Ces dernières années ont vu exploser l'escalade libre et de haute difficulté en Corse à partir du début des années 1990 : les frères Petit ont lancé le 8ème degré à Bavedda (Octogenèse et Delicatessen), des grimpeurs audacieux ont ouvert des voies exceptionnelles d'adhérence aux Teghje Liscie et en fissures à Punta Lunarda, dans du 7ème degré engagé et des ouvertures remarquables dans le même niveau de difficulté ont été réalisées par des membres du PGHM de Corte (Martial Lacroix)
  • Depuis le début des années 2000, une nouvelle génération a rejoint les grimpeurs précédents pour des explorations encore plus systématiques d'ouvertures de voies, en particulier à Bavedda (Fenouil, Allemand, Clarac, ...) et l'histoire n'est pas finie !

Une histoire récente, donc, riche de la participation de beaucoup, mais qui a fait de la Corse un extraordinaire centre d'escalade et de via ferrata, avec un potentiel incroyable d'ouvertures, et un niveau de difficulté qui ne fait pas déparer cette région par rapport aux autres centres d'alpinisme et d'escalade continentaux, la glace et la neige en moins (et encore, cf. Cintu et Trimbulacciu !)

Schéma simplifié de Géologie CorseCaractéristiques des
escalades corses

On retrouve les mêmes caractéristiques que celles données pour les canyons corses, à savoir des éléments profondément dictés par la géologie et la climatologie locale, très spécifiques à cette île et donnant lieu à une diversité surprenante :

  • Une géologie dominée par des granites (80 % de la surface environ) au NW et au Sud et des schistes à l'Est et dans le Cap Corse, avec toutes ces roches profondément marquées par les sculptures des tavoni (ou tafoni : trous d' érosion en nid d'abeille provoqués par le vent et le sel). Regardez la carte géologique plus haut à gauche et vous pourrez vous situer dans les quatre principales zones où vous aurez l'intention de grimper, essentiellement la rouge (cristalline) et la bleue (schisteuse). Attention tout de même à certains récifs sporadiques au milieu d'une zone (calcaires de Sari à Sulinzara et de Punta Calcina à Conca, par exemple)
  • Cette géologie a créé sur le versant occidental des vallées profondément creusées, des dénivellations fortes et des pentes raides beaucoup plus marquées que sur le versant oriental : cela vous donne une idée des temps d'approche et des ampleurs de parois que vous vous serez donnés comme objectifs
  • Des paysages spectaculaires et grandioses, surtout en terrain granitique, avec un foisonnement d'aiguilles, éperons, ravins, couloirs, cheminées, fissures, constituant parfois des versants terriblement complexes (Lombarducciu en Restonica, A Taula à Bavedda, ...) et des approches pouvant être éprouvantes, aussi bien par le dénivelé jusqu'en bas de la paroi (Poliscellu et Purcaraccia à Bavedda) que par la progression dans le maquis avec plus ou moins de sentes ou de cairns (Capu d'Ortu et Signore à Porto, nombreuses voies à Bavedda, ...)
  • Un climat très irrégulier, mais permettant une pratique tout au long de l'année :
    • l'été, très chaud et sec, est marqué par l'étiage des torrents et des faces Est et Sud très chaudes, mais on peut grimper en face Nord et surtout Ouest le matin
    • l'automne est la saison la plus arrosée (attenton aux crues dévastatrices) et peu favorable aux approches longues, mais la meilleure pour la température
    • l'hiver, avec la neige et le froid qui arivent en gros fin novembre, est une saison qui permet une pratique régulière à basse altitude (en dessous de 600/800m). Par contre, attendez-vous à opérer dans de vraies conditions hivernales sur les hauts sommets (Cintu, Punta Minuta, Paglia Orba : cascades de glace au Cintu et dans le cirque de Trimbulacciu)
    • le printemps est lui sujet à des averses très irrégulières, mais est très favorable à la pratique à toutes altitudes (attention aux tempêtes impromptues en avril/mai)
  • Des accès qui n'ont rien à voir avec ceux du continent : pas de panneaux, pas de balises, pas de peinture, pas de noms en bas des voies. Et bien sûr, pour couronner le tout, des sentiers en voie de disparition ou aléatoires, des traces à vous faire avaler votre casque, le tout dans cet environnement végétal inépuisable que constitue le maquis (Cf. Progression en maquis corse) ! Dorénavant, les topos, qui étaient inexistants jusqu'en 1989, se sont multipliés et on trouve suffisamment d'informations pour avoir son compte de voies sur beaucoup de sites dans l'île (Cf. liste des topos sur la droite de cette page).
Escalade en falaise corse

L'expérience personnelle

Avant d'avoir débarqué sur l'île, on ne peut imaginer un tel paradis pour le grimpeur ! On est entouré d'objets grimpables à perte de vue presque partout où l'on se trouve : la Corse est une montagne JUSQU'A la mer !
En 1972, j'étais marin et avait réalisé un tour de Corse en voilier de port en port : c'est à peine si j'avais remarqué qu'il y avait des rochers. Onze années après, j'étais devenu grimpeur et alpiniste et pratiquais assidûment le bloc, la falaise et l'alpinisme, lorsque je suis revenu sur l'île : pour moi, tout avait changé, je ne voyais plus la mer et passais mon temps à imaginer des "voies" (pas les mêmes que Jeanne d'Arc) à tout détour de chemin. En outre, au sortir de six années d'Alpes et Pyrénées où nous commencions à trouver assommant de faire la queue en bas des voies, le coin nous paraissait idillyque : pas un chat pour nous importuner !
Et pourtant, j'ai finalement peu grimpé dans les massifs corses, faute de partenaires de cordée dans les premières années lorsque nous nous trimballions nos enfants en bas âge. J'ai fait pas mal de voies d'initiation avec mon fils à partir de ses cinq ans et ce jusqu'à ce qu'il puisse devenir un vrai partenaire de cordée, mais, compte tenu que son niveau a très largement et très vite dépassé le mien ensuite, nous n'avons finalement que peu grimpé sérieusement ensemble en Corse.

En fin de compte, les sites d'escalade que nous avons expérimentés sont en nombre relativement réduits :

  • Beaucoup de sites écoles d'escalade équipés où il était plus aisé de procéder à l'apprentissage des enfants : Punta Calcina, Monte Santu, Caporalinu, Pietralba, le site-école du col de Bavedda, Zicavu, ...
  • Tout un ensemble de voies AD repérés (souvent au hasard) dans des massifs traversés au cours de randonnées : arête de Carrozzu (superbe), falaise du lac de l'Uspidale, les sites de Porto (Château-Fort, arête du Lion, Châtaigneraie, ...), Rossolinu en vallée du Tavignanu et des voies sans nom à Bavedda (Promontoire, Crête des Terrasses, ...)
  • Nos vrais escalades : Bonifatu (Saetta sur Spasimata), Ascu (Colonnes de Marcia, Capu di Marcia, Punta Stranciacone, ...), Bavedda (Tafunata, Punta Aracale, Punta Ciaccianu, Punta Caletta, Calanca Murata, ...), des sites de blocs (Punta Capineru, ...)

Expérience de l'escalade en Corse ?Malgré cette expérience restreinte en escalades consommées sur l'île, les divers parcours, reconnaissances, randonnées, canyons, etc... que nous avons réalisés en ayant toujours l'oeil sur des possibilités de varappe et la consultation des topos que nous avons régulièrement achetés au fur et à mesure qu'ils paraissaient, font que nous en savons beaucoup plus que ce que nous avons réellement réalisé.
Aussi la rubrique Escalade de ce site n'est-elle pas limitée à notre simple expérience propre, mais, au contraire, a pour ambition de donner un aperçu relativement exhaustif des sites et voies recensés sur l'île (à peu près à jour actuellement pour 2009...), avec les informations permettant à un grimpeur fraîchement débarqué de s'y retrouver.

Rappel sur la crête Paliri-Velacu à Bavedda

Sites et voies
d'escalade corses

La suite de l'article a pour objet une présentation exhaustive faisant le tour des sites recensés en Corse par les topos d'escalade connus, selon les caractéristiques et choix suivants :

  • Classement en 3 grandes parties : pour essayer de rendre moins lourde cette liste de sites et secteurs, la présentation est catégorisée en trois grandes parties correspondant grosso modo au Nord, au Centre et au Sud, facilitant ainsi un peu les recherches et lectures sur trois catégories du site (via menu gauche ou méga-menu horizontal)
  • Les massifs : dans chacune des grandes parties précédentes, la présentation est découpée par région/massif de manière à faciliter la recherche d'un grimpeur en un point particulier de l'île où il se trouve
  • Les sites : par région est indiqué l'ensemble (?) des sites susceptibles d'offrir des voies d'escalade recensées
  • Les secteurs sur un site : en général, les sites suffisamment importants ont été découpés en secteurs pour faciliter la recherche sur la carte et le terrain
  • Les sommets : pour un secteur donné, sont indiqués les principaux objectifs d'escalade, les principales informations sur leurs accès et les voies significatives associées
  • Les voies : seules quelques voies significatives sont données avec, si connus, le nom, le nombre de longueurs, la difficulté globale (PD, AD, D, TD, ED, ABO avec + et -) et la difficulté maximale obligatoire en cotation française

Bloc à Punta di Capineru Avec l'espoir que cette accumulation d'informations sur la "Grimpe" en Corse ne soit pas trop entachée d'erreurs et que sa disposition et son illustration avec les photos que nous avons pu réaliser nous-mêmes au cours de ces vingt-cinq dernières années puissent être profitables aux futurs alpinistes frais débarqués et découvrant tous ces "Objets Grimpables Identifiés" de l'île.

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Sous-catégories

Punta Minuta : Arête NEDans ce classement adopté du Nord au Sud, la région Nord est, par la voie de ce hasard, la plus contrastée à travers les régions géologiques fondamentalement opposées qui la composent : elle montre bien la diversité incroyable des roches corses que l'on peut trouver d'une vallée à une autre et les caractères montagneux qui en résultent. Rien de plus différent que ces paysages de Castagniccia aux reliefs bas, moutonneux et en arêtes, avec des couleurs sombres valorisées par l'éclat des forêts de châtaigniers et ceux des hauts sommets arides et dénudés du massif du Cintu et de la Punta Minuta aux reliefs élevés, agressifs et élancés, rehaussés par les couleurs éclatantes et variées des granites et roches volcaniques qui les constituent. Seuls les "tafoni" restent communs à tous ces paysages, ce type d'érosion attaquant indifféremment toute roche en Corse. Bien entendu, ce même contraste se retrouve en ce qui concerne l'activité escalade en ces lieux : les grandes voies montagne sont absentes en Corse alpine où l'on ne trouve que quelques écoles d'escalade, alors qu'elles sont légions en Corse cristalline, avec certaines courses qui ne dénoteraient pas à Chamonix.

Cette région est violemment contrastée géologiquement entre la Corse ancienne (Balagne, Ascu, Falasorma, Popalasca) et la Corse alpine (Cap Corse, Casinca, Castagnicccia) : on retrouve ces mêmes contrastes au niveau de l'escalade.

La célèbre face Nord de la Paglia OrbaCette partie de la Corse correspond bien au milieu de la Corse, avec ses deux grandes régions centrales, le Niolu et le Cortenais, qui constituent toujours deux régions montagneuses majeures de la Corse. Les paysages de ces deux régions restent, en dehors de ceux de Bavella, les plus connus de Corse. La forme caractéristique de la Paglia Orba, l'originalité et la beauté de sa structure rocheuse en poudingues porphyriques et rhyolitiques, la juxtaposition des aiguilles élancées et des lacs cristallins de la Restonica, sans doute la vallée de montagne la plus fréquentée de l'île, et la position centrale de Corte, la capitale historique du pays, dans cette région en font un des principaux sujets de cartes postales et de souvenirs de la Corse. Bien que ce soit essentiellement un paradis de la randonnée, on y trouve des voies d'escalade majeures, caractérisées plus par leur beauté et leur difficulté que par l'aspect alpin et aventure que l'on trouve plus aisément dans la région Nord.

Dans cette région, la Restonica a atteint un tel niveau de réputation (proximité de Corte, route desservant la vallée, beauté des sites, facilité d'accès aux lacs, ...) que cette vallée est devenue surfréquentée en juillet/août et donc à éviter pour les grimpeurs qui cherchent la sérénité.

La Punta di Bonifacio, citadelle imprenable du Haut-CavuLe Sud de la Corse, sur le plan de l'activité montagne et escalade, est bien évidemment complètement marqué par le site de Bavedda qui constitue le joyau de l'escalade insulaire : le reste paraît accessoire par rapport à la merveille que constitue cette région. "Les aiguilles de Bavella sont un des plus beaux joyaux du monde minéral" dixit Nicolas Hulot et leur renommée a dépassé depuis longtemps les limites de l'île. Elles ont même réussi à donner à un certain nombre de Corses une vocation pour des activités dans cet environnement qui ne soient pas cantonnées à des activités rurales : c'est à un natif du coin, Ghjuvan-Paulu Quilici, contaminé par l'exploration de sa proche région, que revint l'honneur au début des années 1980 d'être le premier natif de l'île à obtenir le diplôme de guide de montagne, ce qui entraina rapidement d'autres vocations chez ses compatriotes. Depuis, "JPQ" ou "GPQ" (l'Omu di Bavedda) a contracté un mariage avec le site dont il a exploré (presque) tous les recoins et en est devenu le porte-parole et l'animateur.

Les autres sites de cette partie, s'ils sont beaucoup moins célèbres, n'en sont pas moins très originaux : sommet isolé du Fiumorbu, écoles d'escalade calcaires au pays du granite et chaos de blocs en bord de mer (toujours attrayant pour des Bleausards !

Mighela Cesari - Zicola puru

Bibliographie Escalade

Voies de blocs


Topo du site de blocs Valdu di Saltu

Rédigé par Quentin Viaud et paru en mars 2015, ce topo de blocs est le premier concernant le site de blocs le plus connu dorénavant en Corse : Valdu di Saltu. Il rejoint le premier topo sur l'escalade de blocs en Corse, pour détailler l'un des sites les plus fréquentés de Corse.

Topo à télécharger sur l'espace de stockage Mega !

Les sites de blocs en Corse

Corsica Bloc, paru en juin 2010 chez Filigrane et préparé par Olivier Broussouloux : premier topo sur l'escalade de blocs en Corse, pratique peu répandue en Corse du fait du petit nombre de sites et de leur manque de fréquentation. D'où l'intérêt de ce nouveau topo qui répertorie les sites, en décrit les accès et donne les schémas des blocs et la cotation des voies

Voies de falaises


Topo Escalade-Calanques - JL. Fenouil & Papick Bracco

Topo Escalade Les Calanques Marseille Cassis La Ciotat - JL. Fenouil et Papick Bracco : après son superbe topo de Bavedda, Jean-Louis Fenouil a sorti un nouveau topo complet et à jour sur les massifs des Calanques et du Cap Canaille qu'il connaît encore mieux que Bavedda...
Un "beau livre" grand format 30x25cm, couverture rigide, 160pages, 100 photos souvent pleine page, 50 aquarelles. C'est aussi une sélection rigoureuse décrivant longueur par longueur 157 voies et traversées de tous niveaux à travers 50 secteurs différents pour presque 20.000m d'escalade maritime.
Paru en février 2016 au prix public de 29,95 € et chez VTOPO

Topo Escalade-Rando-Canyon Bavedda - JL. Fenouil & JP. Quilici

Topo Escalade-Rando-Canyon Bavedda de Jean-Louis Fenouil et Jean-Paul Quilici : Escalade Bavedda, aiguilles entre ciel et torrents : grimpe - rando - canyon, voici le titre de ce nouvel ouvrage sur Bavella, accouché par deux des plus fins connaisseurs du massif comme la somme de tout ce qu'il y a à connaître sur la région dans le domaine des activités nature ! 340 voies d'escalade sur 20 secteurs (dont 40 voies nouvelles), 26 randonnées, 4 canyons, 70 aquarelles de Jean-Louis Fenouil, 80 histoires et anecdotes, 130 photos, 6 cartes... Ces chiffres donnent bien l'idée que ce "topo" tranche avec les précédents en matière d'accumulation d'informations, de style (aquarelles, anecdotes, ...) et de qualité. Le travail très documenté des deux compères fait de cet ouvrage la nouvelle bible des aficionados du massif (après "Corse sauvage" bien sûr !) et, dans le même temps, est à même d'attirer de nouveaux pratiquants tant ce secteur d'aventures est mis en valeurs par les nombreuses anecdotes qui sont relatées et les aquarelles de Jean-Louis qui nous changent agréablement des descriptions d'itinéraires de voies d'escalade sur photos ou schémas...
Paru en septembre 2010 aux Editions VTOPO

Falaises de Corse (40 sites, 1200 voies)

Falaises de Corse paru début juin 2006 et préparé par Bertrand Maurin et Thierry Souchard : le topo attendu sur l'escalade sportive en Corse, associé à la description à jour de 39 sites et plus de 1200 voies d'escalade. Il est complété par un nouveau site Internet (Cf. rubrique Page-liens Escalade corse). En vente dans tous les lieux habituels de vente de topos ou par commande sur le site

Corse (15 canyons et 4 sites d'escalade) - Ghjuvan-Paulu Quilici

Corse (15 canyons et 4 sites d'escalade) par Ghjuvan-Paulu Quilici : le célèbre 1er guide de Corse nous met à disposition un topo de 4 falaises d'escalade (Conca, Sari, Zicavu et Chisa), associé à 15 canyons et à 2 vias ferratas (la 3ème est la sienne à Muratellu/Bavedda depuis 2004). Edité vers la fin des années 1990

Sites d'escalade de Zicavo, Sari et Conca - Michel Charles et Ghjuvan-Paulu Quilici

Sites d'escalade de Zicavo, Sari et Conca par Michel Charles et Ghjuvan-Paulu Quilici : le célèbre 1er guide de Corse nous met à disposition un topo de 3 falaises d'escalade (Conca, Sari, Zicavu), repris dans son guide précédent

Sites naturels d'escalade dans la région d'Ajaccio - Jean-Toussaint Casanova

Sites naturels d'escalade dans la région d'Ajaccio par Jean-Toussaint Casanova : un topo de 4 falaises d'escalade (La Reta, Terre Sacrée, la Richiusa et I Gozzi), par un des grands grimpeurs et ouvreurs corses, mort en équipant son site des Gozzi

Escalades autour d'Ajaccio - Corsica Roc

Escalades autour d'Ajaccio par Corsica Roc : cette association nous met à disposition un topo de 5 falaises d'escalade (La Reta, Terre Sacrée, Saint Antoine, la Richiusa et I Gozzi), en hommage à son ancien président (Jean-Toussaint Casanova) et en matière de mise à jour du précédent

Escalades en Balagne - Pierre Acquaviva & Cie

Escalades en Balagne par Pierre Acquaviva & Cie : un topo de 5 sites d'escalade (Les Iles, I Curriali, Lumiu, Suare, Bonifatu), associé à quelques sites de blocs (Calvi et Lumiu) et voies d'aventures

Voies montagne

Topo Escalade-Rando-Canyon Bavedda - JL. Fenouil & JP. Quilici

Topo Escalade-Rando-Canyon Bavedda de Jean-Louis Fenouil et Jean-Paul Quilici : Escalade Bavedda, aiguilles entre ciel et torrents : grimpe - rando - canyon, voici le titre de ce nouvel ouvrage sur Bavella, accouché par deux des plus fins connaisseurs du massif comme la somme de tout ce qu'il y a à connaître sur la région dans le domaine des activités nature ! 340 voies d'escalade sur 20 secteurs (dont 40 voies nouvelles), 26 randonnées, 4 canyons, 70 aquarelles de Jean-Louis Fenouil, 80 histoires et anecdotes, 130 photos, 6 cartes... Ces chiffres donnent bien l'idée que ce "topo" tranche avec les précédents en matière d'accumulation d'informations, de style (aquarelles, anecdotes, ...) et de qualité. Le travail très documenté des deux compères fait de cet ouvrage la nouvelle bible des aficionados du massif (après "Corse sauvage" bien sûr !) et, dans le même temps, est à même d'attirer de nouveaux pratiquants tant ce secteur d'aventures est mis en valeurs par les nombreuses anecdotes qui sont relatées et les aquarelles de Jean-Louis qui nous changent agréablement des descriptions d'itinéraires de voies d'escalade sur photos ou schémas...
Paru en septembre 2010 aux Editions VTOPO

Guide d'escalade en Corse du Nord - Jean-Paul Quilici et Bernard Vaucher - 2003

Guide d'escalade en Corse du Nord par Martial Lacroix, Jean-Paul Quilici et Bernard Vaucher : une description quasi exhaustive des voies de Corse du Nord présentée comme le tome 2 et la suite du guide précédent, l'ensemble des deux couvrant bien la Corse entière. Paru vers septembre 2003 et assorti de l'histoire la plus complète de l'alpinisme en Corse.

Guide d'escalade en Corse - Massif de Bavella - Jean-Paul Quilici et Bernard Vaucher - 2000

Guide d'escalade en Corse - Massif de Bavella par Jean-Paul Quilici et Bernard Vaucher : une description quasi exhaustive des voies de Bavella présentée comme le tome 1 d'une suite qui allait venir sur d'autres massifs. Paru vers juin 2000 et assorti d'un historique complet du massif.

Acqua e Petra - Ghjuvan-Paulu Quilici et Francis Thibaudeau - 2005

Acqua e Petra par Ghjuvan-Paulu Quilici et Francis Thibaudeau : un mixte de topos Escalade & Canyoning, avec les derniers compléments (par rapport à Rocca e Sole) sur le massif de Bavella, quelques sites d'escalade de Sud Corse (Bussaglia, Porto, Piana/Ficaghjola, Roccapina, Bocca di Tana) ainsi que les topos de 18 canyons en Corse du Sud. Paru en juin 2005...

Corse, paradis de l'escalade - Martial Lacroix - 2003

Corse, paradis de l'escalade par Martial Lacroix : une sélection de 42 voies d'été et de 5 courses d'hiver de tous niveaux et tous massifs dans l'île réalisé par un Jurassien du PGHM de Corte qui a accompagné les meilleurs grimpeurs de l'île. Décrit aussi 4 sites d'escalade faisant partie de la catégorie suivante : Caporalino et 3 sites de la Restonica (Tuani, PGHM, Pont de Tragone). Paru eau 2ème trimestre 2003...

Rocca e Sole - Ghjuvan-Paulu Quilici et Francis Thibaudeau - 2003

Rocca e Sole par Ghjuvan-Paulu Quilici et Francis Thibaudeau : les dernières voies nouvelles de Bavella, après le topo de juin 2000, avec les toutes dernières ouvertures de la jeune génération des grimpeurs du site.

Petra di Luna - Ghjuvan-Paulu Quilici et Francis Thibaudeau - 2000

Petra di Luna par Ghjuvan-Paulu Quilici et Francis Thibaudeau : un livre de canyons et voies d'escalade à Bavella paru en 2 éditions (la dernière en juin 2000 avec beaucoup plus de canyons) et comportant un choix de voies allant du site école jusqu'aux grandes voies parmi les plus belles du massif. Une vraie mise à jour du vieux topo de 1989...

Corse, l'île verticale - Martial Lacroix et Pierre Sanchou

Corse, l'île verticale par Martial Lacroix et Pierre Sanchou : une sélection de 72 voies de tous niveaux et tous massifs dans l'île réalisé par un Jurassien et un Pyrénéen qui ont beaucoup traîné leurs chaussons sur les cailloux de l'île. Paru en 06/1999.

Corsica, escalades choisies - Pierre Pietri

Corsica, escalades choisies par Pierre Pietri : un livre de grandes voies d'escalade sur les massifs du Cintu et Paglia Orba écrit par l'un des plus grands grimpeurs et ouvreurs corses de l'île, à l'origine d'une multitude de voies originales et difficiles dans son pays. Un Tome 1 qui n'a pas eu de suite...

Corsica Wilderness - Thibaudeau

Corsica Wilderness par Francis Thibaudeau : un livre de courses sauvages (escalade et randonnée) avec beaucoup de courses et voies originales décrites par celui qui a été baptisé Andaccianu par les Corses montagnards.

Le Massif de Bavella - Quilici/Lucchesi/Vaucher

Le massif de Bavella par Quilici, Lucchesi et Vaucher : trois grands spécialistes de Bavella éditent un bouquin essentiellement centré sur l'escalade à Bavella, précédé par une quizaine de randonnées (?) de grande envergure dans ce massif. C'est le 1er livre paru sur Bavella (vers 1989) et qui a entériné la spécialisation du 1er guide corse, Jean-Paul Quilici sur son terrain de chasse !

La Corse, les 100 plus belles - Agresti/Quilici

La Corse, les 100 plus belles de Henri Agresti et Ghjuvan-Paulu Quilici : dans la collection de gaston Rébuffat, un ouvrage magnifique sur les montagnes corses cumulant la présentation de randonnées très intéressantes et de voies d'escalade de toutes sortes. Il a nécessité beaucoup de reconnaissances et sorties sur le terrain pour sa préparation et, à ce titre, est aussi intéressant que le précédent avec la différence qu'il ne cherche pas à être complet. Chronologiquement, 2ème livre sur l'escalade en Corse, il est paru en 1986.

Guide des Montagnes Corses - Fabrikant - 1982

Guide des Montagnes corses de Michel Fabrikant : devenu la Bible de la randonnée corse après sa sortie en 1982, synthétisant plus de 20 ans d'exploration en Corse. Cette édition comporte aussi la description de nombreuses voies d'escalade de l'époque : on peut ainsi mesurer le chemin parcouru par l'escalade en Corse depuis cette époque. En 1983, quand je suis arrivé sur l'île, il n'y avait que cela en tout et pour tout !! Ces escalades ont disparu dans l'édition ultérieure.