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Quels sont les principaux obstacles que le maquis peut générer sur le terrain ? Les voici ci-dessous avec les principales méthodes pour les affronter :

  1. Le vrai sentier
  2. Le sentier perdu ou remaquisé
  3. La sente de chasseurs
  4. La trace cairnée
  5. Les interruptions de traces
  6. Le hors-piste complet

1. Le vrai sentier :

GR20 dans le vallon de Tula

GR20 dans le vallon de Tula

Refuge de Tighjettu sur le GR20

Refuge de Tighjettu sur le GR20

Bon, il n’y a pas que le GR20 en Corse, mais, lui c’est un vrai sentier, qui ne risque pas de se maquiser avant longtemps compte tenu de la fréquentation incroyable qu’il connaît en été. Il y en a beaucoup d’autres aussi bien entretenus (Chemin de ronde du Valdu Niellu, sentier de Caprunale (Nota : les dernières nouvelles de ce sentier depuis 2010 confirment en fait une forte dégradation de ce chemin pourtant historique ?), tous les sentiers de montée aux refuges…), mais heureusement beaucoup moins fréquentés, et pour beaucoup à plus basse altitude (donc traversant plus de végétation s’apparentant au maquis).
 ?). Pour les aulnaies, se référer à la partie Hors Piste Subalpin). Les vraies traversées de maquis (rares pour le GR20) sont fondamentalement bien tracées et propres sur ce type de sentier.

Il y a bien sûr plus confortable que le vrai sentier : ce sont les pozzines (Pozzi, Cusciunu, Ninu), mais on sort du sujet maquis...

Passages du GR20

Le GR20 entre Conca et Paliri Le GR20 entre les refuges de Manganu et Petra Piana

2. Le sentier perdu ou remaquisé :

Sentier abandonné ou non démaquisé


Récemment encore (08/2002), une randonnée anodine (Capu a u Monte : Fabrikant – Guide des Montagnes corses -Ed. 1993) me réservait un tour à sa façon : recherche du sentier de départ par la variante Fontaine de Tombalu, interview d’un autochtone (« Oh, les sentiers par ici, vous savez ! »), découverte de la fontaine à 40m derrière chez lui, puis de l’amorce du sentier (trace infâme), parcours sur 400m environ en me disant que c’était fini (quand on a trouvé le départ en Corse, ça va mieux !), perte du sentier au premier gué de ruisseau rencontré et retour au point de départ, 3h après, sans avoir trouvé la suite, écoeuré par de vaines recherches de traces. Motivé par ce cinglant échec, re-départ (vers midi) et trace directe à l’altimètre/boussole/carte dans les sous-bois en comptant les ruisseaux traversés et en cherchant les traces du sentier en ligne de niveau à 690m d’altitude : gagné enfin, mais pas fini, puisqu’il faut encore traverser le ruisseau de Campi Solcu pour gagner Bocca a Pertusella et que je ne vois aucun moyen « soft » de traverser ces 300m de buis/arbousiers sans y laisser ce qui me reste de sérénité. C’est après une nouvelle demi-heure de recherche que je trouve l’entrée d’un extraordinaire tunnel de maquis, quasiment sans lumière, remontant tout le ruisseau pendant 20mn et débouchant à l’air libre 50m sous le col !

L'entrée du tunnel de verdure du ravin de Scampi Solcu
Le tunnel de verdure du ravin de Scampi Solcu

J’aurais aimé vous dire que le reste de la montée au sommet était sans obstacle, mais malheureusement c'est encore un long labyrinthe de buissons touffus entrecoupés d’arêtes rocheuses pour l’atteindre. Excellente école de maquis !

Sentier perdu du Cap Corse

Sentier perdu du Cap Corse

Le sentier perdu des bergeries de Firuleta dans la région d'Ota

Sentier perdu des bergeries de Firuleta

Sentier perdu des bergeries de Mela repris par les ronces en Haut-Cavu C’est le traquenard pour le pinzutu ("étranger" à la Corse). Tout est fait pour vous obliger à y tomber : les cartes IGN avec leurs pointillés que les géomètres n’ont pas expérimentés depuis leurs relevés, les topos de randonnées (Le Fabrikant, véritable guide Vallot de la Corse, est un inventaire complet des principaux chemins et accès de montagne en Corse datant de 1982 pour sa dernière édition avec voies d'escalade et restreint à la randonnée depuis - édition 1993), les guides de sentiers, les topos d’escalade et les topos de canyoning vous décrivent toujours le chemin qui va bien mais qui date des années 40. En Corse, il n’y a pas besoin de remonter si loin pour qu’un sentier pratiqué, ou propre à une époque, devienne « sale » (euphémisme local pour dire qu’un sentier s’est transformé en jungle !) et vous fasse maudire le concepteur de carte/topo : un des exemples fameux en canyoning est le retour du Tignoso dont certains ont eu du mal à se remettre, et pourtant le sentier est magnifiquement indiqué sur la carte IGN et prolonge un ancien chemin d’accès aux alpages du Cusciunu (Coscione) en provenance de Chisa.
J’en ai déjà donné de nombreux exemples dans le paragraphe consacré à l’abandon des parcours agro-pastoraux (Cf. Abandon Sentiers Pastoraux): on peut rajouter une grande partie des sentiers du Liamone et du Cruzini (en particulier autour de Chiusa – équivalent à l’Ouest de Chisa à l’Est), du San Petrone, du Cap Corse dès que l’on sort des cols des traversées, et beaucoup de sentiers de basse altitude proches du littoral (Galeria, Porto, Capu di Muru, Tizzano, …).
Sentier perdu de Casa Infurcata aux bergeries de Firuletu La région de Porto/Piana est une des plus redoutables dans ce domaine et réserve sans cesse des surprises : les marches d’approche du Capu d’Ortu faces E et W et des Tre Signore ont été plus difficiles à réaliser que les premières sur ces parois. Pour certaines voies, on préfère arriver par le haut en rappel ! ! Les randonnées vers le capu a u Monte ou les bergeries de Firuletu, Casa Infurcata, Bocca di Felce, etc... sont difficiles à réalsier en se fiant uniquement aux sentiers en pointillés sur les cartes IGN...
Dans ma région du Haut-Cavu, j'ai eu la surprise de redécouvrir un vieux chemin (appelé "Chemin de la Montagne aux Plages" sur le Cadastre Napoléon), en RD de la Sainte-Lucie et du Finicione, que je voyais indiqué en pointillés sur la carte IGN mais qui ne semblait plus exister sur le terrain. En fait, il existait bien, n'avait pas été parcouru depuis 25 ans (!) et était recouvert par les jeunes arbousiers et leurs énormes branches horizontales. Seule, une discrète sente de chasseurs m'a permis de retrouver ses vestiges et d'en entreprendre la restauration...
En Corse, de multiples expériences de ce type vous pendent au nez dés que vous sortez des sentiers balisés habituels (Cf. Encart Sentier abandonné ou non démaquisé). Dans ces conditions, utilisez toutes les ressources de l’intelligence et de l’instinct de survie humains : mémorisation des éléments de parcours, construction de cairns ou essaimage de petits cailloux, logique des passages, recherche de traces humaines ou animales, …

Soutènements du Chemin de la Montagne aux Plages

Chemin de la Montagne aux Plages en Haut-Cavu après le col de la pointe 571 Chemin de la Montagne aux Plages en Haut-Cavu : vieux soutènements et nouveau maquis

3. La sente de chasseurs :

Sente cairnée de Tana di l'Orsu et sente "flashée" de Scaffone


Trace cairnée de Tana di l'Orsu• La sente cairnée de Tana di l'Orsu
Itinéraire extrêmement intéressant partant de Monte Estremu jusque sous la fantastique muraille W du Capu Tafunatu, il combine recherche de sentier disparu jusqu’au couvent de Santa Maria (Nota : sentier restauré depuis 2005), puis utilisation de sentes et traces cairnées de chasseurs (?) jusqu’aux vires sous le Tafunatu. Ces traces sont utilisées par les quelques chasseurs subsistant encore dans les villages de Barghjana et Monte Estremu ou dans la vallée en aval du Fangu. La première partie, éprouvante parce que l’on démarre sur un sentier normal qui se dégrade très vite sans que l’on s’y attende et qui oblige à un jeu de piste incessant dans un maquis très épineux, vous sape encore plus le moral au retour quand un habitant du village vous indique obligeamment que personne n’utilise plus cet itinéraire pour monter au couvent. Les gens du coin prennent la piste du pont des Rocce en voiture jusqu’en face du couvent à 300m d’altitude et, de là, il n’y a que 10mn à pied pour l’atteindre en descendant, traversant le Fangu (pont) et remontant de l’autre côté. La deuxième partie du parcours est beaucoup plus confortable, puisque très bien cairnée ou tracée, et seules les derniers tronçons de ravin vers le col avant d’atteindre la partie finale s’apparentent au ravinisme avec des reptations dans des buissons fournis en haut de vallon.
Nota : L'approche décrite ci-dessus en partant de Monte Estremu se fait désormais depuis 2005 sur un sentier bien restauré et balisé jaune et mauve, mais il est toujours plus court de partir de la piste du pont des Rocce (parcours carrossable à vérifier) juste en face du couvent de Santa Maria (Cf. Ravin du Fangu en rubrique Ravinisme).
En 2004, le haut du ravin vers le col 1150m était fermé par la végétation ; ce n'est plus le cas depuis 2010 avec un nombre de passages en augmentation.. grâce à Corse sauvage".

Sente 'flashée' en sous-bois de Scaffone• La sente "flashée" de Valle Serrata
Voyage initiatique que le départ de cette montée aux bergeries de Scaffone par le vallon de Valle Serrata ("Vallée Close") qui démarre par une superbe sente en sous-bois particulièrement retorse. Peu cairnée, cette sente commence par une trace démarrant de la piste de la prise d'eau de la Cavicchia et marquée par des points de peinture orange fluo sur les petits chênes-verts constituant les bosquets touffus de la première partie de la montée. Elle fait en suite un large coude en abandonnant les traces de peinture avec des possibilités de sortie de piste permanentes : seules de mystérieuses marques décelables sur les arbres par les initiés, les "flashies" (pluriel de "flashy" ? Coupes d'écorces utilisées comme balises par les chasseurs), complètent ce "jeu de piste" pour conserver la bonne trace... jusqu'à l'entrée de la vire de l'Andadonna (Andatone) où l'on sort de la forêt plus haut sous Bocca Laggera.
Nota : Cette trace n'est pas recommandée au randonneur moyen et demande à être parcourue par des personnes expérimentées, autonomes, bien équipées (carte, boussole, altimètre) et disposant d'un minimum de capacités de mémorisation du terrain et d'orientation (Cf. Montée aux bergeries de Scaffone : la mystérieuse vire de l'Andadonna sur le Blog)

Sur la 1ère partie de la montée aux bergeries de Scaffone

Trace des bergeries de Scaffone

Trace cairnée de Tana di l'Orsu

Sente de Tana di l'Orsu

Sente de chasseurs du Niffru en Haut-Cavu, idéale pour les mouflons C’est une variante du type de sentier précédent, mais à l’origine non prévue pour des parcours agro-pastoraux : elles ne servent qu’à l’usage saisonnier de la chasse et ne sont tracées que quand les sentiers précédents n’existent pas. Ces sentes sont donc souvent tracées dans des endroits paraissant illogiques et fabriquées de manière très rustiques. Elles disparaissent aussi facilement qu’elles apparaissent et vous ne pouvez absolument pas compter sur leur pérennité pour vous en resservir ultérieurement.
Trace cairnée de la combe de Malpaseu en Cagna Compte tenu de la rusticité de leur tracé et de leur caractère aléatoire, elles sont souvent accompagnées de cairns pour souligner les traces pas souvent très visibles sur le terrain : dans ce cas, on retrouve quelques-unes des caractéristiques du paragraphe suivant. Un bel exemple de ces sentes de chasseurs cairnées est la trace menant à Tana di l’Orsu, sous la formidable face Ouest du Tafunatu, après le couvent de Santa Maria en venant de Monte Estremu.
Sente de chasseurs aux trouées éthérées de Punta Radichella en Haut-Cavu Mais vous pouvez aussi les trouver à l’état de sentes pures, c’est à dire de vagues trouées éthérées dans les ondes des buissons parmi lesquelles il vous faut distinguer la trouée artificielle de la trouée naturelle : une gageure ! Ce genre de sente a aussi été utilisée par le célèbre guide corse Ghjuvan-Paulu Quilici qui, dans son royaume de Bavella, a monté un certain nombre de Giri (Giru : tour, randonnée en boucle) dont certains passages ont été aménagés à l’aide de ce type de sente : Giru di Ferriate, Giru di Ferru, Giru di Tafonata di Paliri, Giru di Vangoni (ces parcours sont magnifiques - voir les vieux topos du sus-dit guide).
Parmi les techniques principales pouvant être utilisées dans cette configuration, il y a :
Trace cairnée en Cagna• Les cairns, soit pour marquer une sente à utiliser au retour, soit pour marquer une branche de sente incertaine que l’on doit explorer pour en vérifier la validité : en cas d’invalidité de ces branches et retour arrière, prière de détruire les cairns construits à l’aller (Cf. La trace cairnée). D’autres repères que les cairns peuvent être bien sûr utilisés : pierres remarquables, branchages, mottes de terre, ossements, …
Les sous-bois de la montée aux bergeries de Scaffone• Les "flashies", technique de marquage de troncs d'arbres dans des traces de chasseurs en forêt consistant à découper des bouts d'écorce sur les troncs pour faire apparaître un repère de balisage de la sente. Récente initiation personnelle (09/2009) sur la trace de chasseurs démarrant la montée aux bergeries de Scaffone via la vire de l'Andadonna dans le Filosorma, cette technique semble réservée aux initiés, demande un certain apprentissage et nécessite une constante attention pour pouvoir être utilisée avec efficacité
Trace cairnée en Cagna• La réflexion combinée à l’obstination, tant il est facile de faire demi-tour en prenant un « but » par lassitude ou énervement sur une sente corse, alors qu’un peu d’imagination quant à la logique du cheminement et de nombreuses explorations d’élimination ou de reconnaissance vers les différentes variantes possibles permettent de s’en sortir avec succès. Un conseil : commencer sur des parcours courts pour vous habituer, puis allonger la sauce et varier les terrains.

Remontée de la sente de chasseurs du Niffru en Haut-Cavu Sente de chasseurs de Punta Radichella en Haut-Cavu

Sentes de chasseurs en Haut-Cavu

4. La trace cairnée :

Trace cairnée Apaseu - Uovacce en Cagna

Trace cairnée vers Apaseu

Trace dans les blocs en Cagna

Traces dans les blocs de Cagna

Trace cairnée en montant à Punta di Quercitella

Trace cairnée à l'Ospedale

Trace cairnée dans les chaos de blocs de Cagna Les cairns accompagnent souvent les sentes de chasseurs précédentes pour en souligner le caractère fugitif, mais dans certaines régions fort dépourvues de sentiers traditionnels ou de leurs restes, c’est souvent le seul moyen de pénétration. L’exemple le plus typique en Corse de ces traces cairnées est la Cagna où, en dehors de quelques sentiers rayonnant sur un court parcours autour des bergeries de Naseo et Bitalza, beaucoup de voies sont constituées par des lignes de cairns, éventuellement accompagnées de traces dans la végétation quand la voie est suffisamment parcourue. La grande traversée de Cagne Est-Ouest ne peut se faire sans utiliser ces traces entre les cols de Fontanella et du Monaco et l’on ne peut atteindre la superbe plaine d’Uovacce (plateau naturel en demi-cercle constituant un jardin extraordinaire à 1200m d’altitude) qu’en les utilisant.
Lignes de cairns de la montée vers Bocca di Pittinaghja Bien que constituant un intéressant balisage, ces cairns ne sont tout de même pas la panacée à cause des inconvénients suivants :
• Les cairns sont souvent distants entre eux par suite de la paresse de leurs constructeurs et, par conséquent, depuis le dernier cairn atteint on ne voit pas toujours le suivant, surtout s’il y beaucoup de végétation : reprendre les techniques habituelles réflexion/exploration, en s’assurant bien qu’il existe un cairn suivant (Cf. Lignes interrompues)
• Les lignes sont souvent multiples et, évidemment, ne sont ni balisées ni répertoriées (sauf sur "Corse sauvage" !), ce qui fait qu'on a souvent du mal à savoir où vont les cairns que l'on suit. Ce qui en fait des cheminements à haute incertitude...
• Les lignes peuvent s’interrompre pour cause de fausse piste, volontaire ou non, que le créateur n’a pas eu le courage de détruire au retour ou se dédoubler parce que certains de ceux qui les ont empruntées n'ont pu les suivre correctement. On est parfois abasourdi par les compétences Travaux Publics de certains randonneurs qui s’ingénient à construire un cairn de 2m de haut tous les 3 mètres, le tout en parallèle d’une ligne déjà construite à 10m de là, puis interrompent leur ligne sans la détruire, construisent une autre ligne encore plus mégalithique un peu plus loin amenant à une impasse, etc… La traversée Apaseu - Bocca di Funtanella en Cagne en est un exemple sur le flanc Nord de la crête de Cagna avec trois lignes de cairns, étagées en altitude et distantes de moins de 100m (Nota : info 2012). Un must pour les construction mégalithiques, confinant à la construction des pyramides d’Egypte combinée à une imagination artistique indéniable, peut être rencontré sur la voie normale d’accès au Capu d’Ortu : si nos descendants trouvent ce monument torréen dans quelques milliers d’années, ils le mettront évidemment au compte des premiers Homo Sapiens de l’île et non au fait de touristes du 20ème siècle arrivant de Piana.
Là encore, logique + exploration réfléchie constituent les armes du succès, avec l’évidence que plus la ligne est sûre, plus elle est empruntée et plus elle est accompagnée de traces dans la végétation.

Le cairn style 'western' de la montée à la plaine d'Uovacce Un cairn original avec un vestige de l'ancien téléphérique de l'Ortolu en Cagna

Quelques cairns pittoresques

5. Les interruptions de traces :

Le grand ravin NW des Ferriate


Vue générale du versant W des Ferriate avec le Grand Ravin NW au centre menant à Bocca di I Cunduttori Bien visible depuis la route du col de Bavella à Bocca di Larone, ce ravin est un magnifique trait de verdure dans la masse rocheuse constituée par les aiguilles des Ferriate à cet endroit. Le Giru di Ferriate en propose son parcours, facilité par la création d’une sente (« de chasseurs », mais merci quand même à Ghjuvan-Paulu Quilici !) partant de la piste qui part du pont du Renaju et permettant de rejoindre le bas du ravin près d’abris ayant servi sans doute à l’exploitation du charbon jusque dans les années 1930. Car le couloir est complètement envahi par les chênes-verts (source de la production du charbon en question) et se parcoure jusqu’au col final, Bocca di I Cunduttori, sans sentier ou avec une vague trace discontinue. La majeure partie se fait sous les chênes-verts tant qu’ils restent de taille respectable, en utilisant ponctuellement la technique de progression avec protection frontale (sac à dos) pour écartement des branches : dans cette partie, vous bénéficiez de tous les agréments de cette progression sous les arbres avec, dés que vous les secouez, chutes de poussières et branchages divers allant se déposer sur votre tête et surtout dans votre cou (protection par pélerine ?) et, quand vous touchez les feuilles, dépôt sur mains et bras d’une espèce de glu, résultat du travail de certains insectes sur les feuilles et aussi adhésive que la résine. A l’approche du col, en revanche, les arbres deviennent buissons et ne permettent plus la progression en les écartant : c’est la technique du ramping qui doit être utilisée, heureusement sur une distance assez courte pour pouvoir conserver un minimum de la sérénité nécessaire à la contemplation du magnifique « ravin érodé » qui constitue le versant de descente au-delà. Car l’escalade de ce couloir ne constitue qu’un apéritif de ce magnifique Giru, qui, à part la natation, fait appel à toutes les ressources du raviniste initié : mais je ne déflorerai pas la suite du parcours que je vous laisse découvrir par vous-même jusqu’à Bocca Finosella. Grandiose, même si cela reste relativement court. Ne pas mésestimer ce type d’aventure : un orage dans ce parcours (partiellement en arêtes) est une épreuve redoutable (foudre + pluie sur maquis : imaginez les mêmes chênes-verts dégoulinant d’eau en plus des autres épreuves déjà décrites).

Nota: Pour le distinguer de son homologue, ravin plus au Nord et partant du départ du canyon de la Vacca, j'ai baptisé ce dernier "ravin N des Ferriate" et celui du Giru des Ferriate, "ravin NW des Ferriate". Ce sont en fait deux ravins quasiment parallèles et aussi dissemblables que possible sur le plan végétation et enrochement !!

Interruption de trace accidentelle sur le sentier Capeddu - Sari Pour la première fois dans notre approche du maquis par ordre de complexité croissante, on se retrouve obligé de sortir du sentier, de la sente ou de la trace pour cause d’interruption complète : le but du jeu est de retrouver la piste plus loin avec l’espoir qu’elle existe. Ce cas est fréquent en Corse et les sentiers de la rive gauche de la Lonca ou de l’Arinella/Tignoso en sont un bon exemple.
Il n’y a pas de recette infaillible et seule la connaissance ou l’intuition que la trace existe bien plus loin doit guider votre comportement, car il est toujours préférable de cheminer sur une sente, même sale, qu’en hors piste complet :
• Si vous êtes raisonnablement sûr de pouvoir retrouver la trace plus loin : utiliser les techniques des sentes et traces cairnées, en les complétant éventuellement de techniques de progression spécifiques au hors-piste pour progresser jusqu’au retour de la trace (reptation, protection de torse avec sac à dos, …) comme pour parvenir au GR20 à Bocca di Monte Bracciutu depuis la piste du Mela/Peralzone en Haut-Cavu.
 : basculer en hors-piste complet et retrouver les ravins et canyons pour progresser comme, par exemple, dans le vallon de Bocca Bianca après la Taïta en Filosorma, tant que le sentier historique vers Maghine n'est pas restauré.

Bocca di I Cunduttorii et son ravin érodé Trace de montée du grand gavin NW des Ferriate

Massif des Ferriate vers Bocca di I Cunduttori

Ambiance Ferriate: le ravin érodé (de moins en moins !)

Le ravin érodé des Ferriate

6. Le hors-piste complet :

Ravin de la Cavicchia

Paysage typique d'un ravin du Falasorma

U Giru di Vangoni


Le Pulischellu est l’un des plus grandioses ravins de Corse. Contrairement à son voisin le Purcaraccia, utilisé au siècle dernier pour l’exploitation du bois, il était totalement inexploré jusqu’au début des années 1970 où les grimpeurs ont commencé son parcours : aujourd’hui, il est largement emprunté en été dans la partie proche du pont sur la D268 pour le « patauging » (variante touristique fun du canyoning) dans ses vasques. Proposé par Ghjuvan-Paulu Quilici dans ses topos de Bavella, le Giru di Vangoni permet de l’escalader en montée, puis par une traversée hors-piste sous la grande muraille d'A Taula de rejoindre le Purcaraccia et de redescendre celui-ci jusqu’à Bocca di Larone. N’ayant qu’un rapport assez lointain avec la randonnée, il enchaîne toutes les techniques de progression en ravin et en maquis hors-piste, avec la remontée des vasques initiales et le contournement des cascades en RG (dorénavant - et avec équipements -, car auparavant la sente initiale était - et existe sans doute encore - en RD) sous une végétation tropicale, la rencontre avec la grande cascade à 800m d’altitude qui se contourne par des vires RG avec des pas d’escalade, l’épreuve des blocs du ravin suivant, la remontée de la sapinière jusqu’à Bocca di Pulischellu, la traversée des dalles du ravin d’U Candellu et les retrouvailles avec le Purcaraccia après la brêche de Bocca di Purcaraccia. Ensuite, c’est la descente du Purcaraccia, en passant par la confluence du ravin de Nura (impraticable en montée sauf en escalade, faisable en canyoning depuis Punta Muvrareccia à sec en début de parcours en été) et ses vestiges de l'usine à bois, puis en retrouvant le parcours classique plus bas du canyon qui s’évite facilement pour les randonneurs. Parcours de plus de 10h de marche pour les meilleurs et nécessitant le matériel complet de ravinisme (corde, sangles, carte, boussole, altimètre) et de bivouac, il constitue l’une des plus belles aventures dans ce domaine.

Bocca di Pulischellu

Bocca di Pulischellu

Cascade du Pulischelluu

Cascade du Pulischellu

Lorsqu’il n’y plus de sente ou trace pour progresser, la difficulté dépend fondamentalement de l’altitude :
Les aulnes du versant Scaffone vers 1700m d'altitude • En altitude (sub-alpin), la progression est normalement relativement aisée, à l’exception des franchissements d’aulnaies. A cet étage, l’aulnaie est LE MAQUIS à elle toute seule (comment s’imaginer un bois aussi dur et peu souple ?) et l’une des seules difficultés de végétation sur le GR20 à certains franchissements. Enjamber ou ramper dans ces taillis n’est pas vraiment une sinécure et il n’est pas rare de renoncer à des parcours directs en flanc de vallon encombré d’aulnaies par épuisement et lassitude et de préférer les contourner.
Le maquis particulier du Cusciunu • A l’étage montagnard, la progression peut encore se faire aisément dans les sous-bois relativement éclaircis de beaucoup de forêts corses à ces altitudes, mais vous retrouverez souvent, soit le problèmes des aulnes qui sévissent déjà beaucoup à cet étage, soit le problème des Fruticées apparentées au maquis de plus basse altitude et souvent infranchissables sur de longues distances (plus de 50m). Seul le plateau du Cusciunu est plutôt agréable dans ce domaine avec des aulnaies pas trop formées et un maquis bas, mais épineux, composé de genêts de Lobel et d'épine-vinettes.
Un maquis de basse altitude • Aux étages méditerranéens, il n’y a pas souvent de possibilité de progression directe dans le maquis (sauf sur de courtes distances) et vous devrez le plus souvent vous rabattre sur les techniques spécifiques du hors-piste.

Les techniques spécifiques au hors-piste sont la reptation directe dans ou sur le maquis et la progression en ravin :

Interruption de trace sur le sentier Mela/Peralzone en Haut-CavuReptation directe dans le maquis : c’est la progression à même le maquis, soit en écartant les branches devant soi, en utilisant notamment la protection du sac à dos, mais cela suppose une certaine souplesse de ces branches (impossible à utiliser avec arbousiers, buis, …), soit le « ramping » à plat ventre sous ces mêmes branches qui, dans certains cas, est le seul moyen d’avancer. Inutile de vous préciser que cette technique n’est utilisable que sur de courtes distances (50 à 100m) et ne peut être envisagée comme moyen de pénétration usuel d’un massif sans sentier. Le ramping complet, en particulier, est extrêmement éprouvant, oblige à traîner ou pousser le sac à dos et est problématique pour l’orientation ou une éventuelle retraite. Cette technique est utilisée fréquemment dans la région de Piana (Châtaigneraie et Château-Fort dans E Calenche, environs de Foce d’Ortu), d’Ota (Bocca di Fornaciole, alentours de la bergerie de Casa Infurcata), à Bavella (Giru di Ferriate, Giru di Paliri, contournements dans les grands ravins de Pulischellu, Purcaraccia, Frassicia, Jallicu, Finicione, Frassiccia, Velacu, cheminements sur les crêtes de Paliri, alentours de Punta di Ferru et Punta Buvone), vieux chemins du Haut-Cavu repris par les arbousiers et dans le massif de Bonifatu (Pas de Chêvre, cheminements divers dans les ravins de Ladroncellu et Falcone): Cf. Encart Le grand ravin NW des Ferriate.
Un maquis typique du Cusciunu qur lequel on marche en ployant les genêtsReptation directe sur le maquis : c’est une progression rare, utilisée dans les aulnaies basses où il est possible de marcher sur les branches ou troncs couchés près du sol : la progression se fait en équilibre sur les branches, au risque de plonger tête la première dans les aulnes en cas de déséquilibre. Un bon exemple en est le versant Asinao des Punta Muvrareccia et di Furnellu à Bavella pour rejoindre la crête des grands canyons de Bavella (Nura. Purcaraccia, ...).
Remontée du ravin du Finicione en Haut-Cavu : belle cascade à contournerProgression en ravin (Ravinisme) : c’est la principale technique utilisée pour la pénétration des vallons corses sans sentiers, car l’eau qui circule dans les torrents de ces ravins nettoie la végétation et dépose rochers et pierres permettant de constituer un semblant de chemin à travers le maquis environnant. Principaux écueils de cette progression : les obstacles rocheux à escalader (Cf. Notions d’escalade/natation) ou contourner à la montée (on retrouve la reptation directe dans le maquis sur courtes distances), les mêmes obstacles rocheux à la descente (éventuellement techniques de rappel ou de canyon), l’envahissement par la végétation des parties supérieures où l’eau circule avec un moindre débit (reptation directe à nouveau), l’eau qui peut être encore importante même en été (contournement via maquis ou parties de natation), etc… Le nombre, la diversité et l’aspect spectaculaire des grands ravins corses ont fait de l’île un paradis du ravinisme (parcours à la montée en évitant l’eau le plus possible) et du canyonisme (parcours à la descente si possible dans l’eau). Ils sont très représentés dans les massifs de Bonifatu, Cintu, Porto/Evisa, Ritondu, Fiumorbu, Bavella qui en compte le plus grand nombre, Haut-Cavu, Popalasca et Falasorma qui abritent les plus sauvages : les dénivelés de ces ravins peuvent atteindre jusqu’à près de 1500m. Un des plus beaux exemples de randonnées proposées dans ces ravins est l’enchaînement en boucle du Pulischellu et du Purcaraccia dans ce qui s’appelle Giru di Vangoni (Cf. Encart Giru di Vangoni). Mais, une fois initié, vous pourrez facilement imaginer des enchaînements de ce genre à votre guise, en Haut-Cavu (Velacu - Crête des Terrasses - Frassiccia, Finicione - crête Castellucciu - Samulaghja - Frassiccia), à Bonifatu (Pas de Chèvre - Ladroncellu), en Filosorma (Valle Serrata - Scaffone - Fangu, Bocca Bianca - Cavicchia), ...

Trace dans les bois de pins de Cuperchjata
Le combat dans les bois de pins de Cuperchjata

Trace dans la pinède de Cuperchjata

La trace de Cuperchjata


La crête de Cuperchjata est une crête au-dessus de la rive droite de l'Osu dans la région de Lecci/Ribba en Corse Sud. Dumé Martinetti y avait trouvé un « castellu » potentiel en examinant les cartes du Plan Terrier de 1770-1790 et m'avait convaincu de l'accompagner début septembre 2011 dans cette prospection racontée dans cet article du Blog.
Après plusieurs reconnaissances qui nous avaient permis d'approcher par une sente de chasseurs au plus près de l'objectif précisé par ses coordonnées GPS, nous avions buté vers 9h sur un bois de jeunes pins, à environ 600m à vol d'oiseau de la cible, qui marquait le début de la trace à construire. Et nous avons commencé le boulot à deux, en nous relayant toutes les 20mn environ pour creuser une véritable tranchée d'un mètre de large entre les troncs entravés de branches, arbustes et lianes... Il fallait parfois fléchir les troncs de jeunes pins pour passer entre eux ! 50mn pour le franchissement de cette pinède...
Ensuite, une zone mixte d'arbustes rigides, épineux divers et maquis assez bas qui ne nous laissa aucun répit et nécessita les machettes en permanence... pour atterrir dans un nouvelle jeune pinède, avec les mêmes problèmes que la précédente plus une partie de rochers et de végétation entremêlés au final. 1h environ pour cette deuxième partie.
La pointe abritant le supposé Castellu di A Cuperchjata et la partie finale du démaquisageLà, nous atterrissons sur une crête avec une vue dégagée (pour la première fois depuis le début de la trace !). Plus de pins à traverser dorénavant, mais la trace est toujours aussi épuisante à construire puisque c'est encore près de 200m d'arbres bas aux branches rigides horizontales avec une crête intermédiaire qu'il nous fallut encore franchir pour arriver un peu avant midi sur la pointe rocheuse visée.

Soit près de 3h d'efforts depuis le départ de la trace, avec 1000m mesurés sur le parcours GPS enregistré de nos divagations démaquisantes pour atteindre le « castellu »... que nous n'avons pas trouvé d'ailleurs, le sommet rocheux n'abritant qu'un aménagement sommaire pour monter au sommet de la pointe, mais aucune fortification ou aménagement remarquable !
Grandeur et misère de la prospection archéologique !

Utilisation d'une tranchée existante

Tranchée existante

Tranchée avec arbres, arbustes, buissons et rochers entremêlés

Terrain mixte

Construction d'une trace en Est Cagna - Castellucciu di a TiaConstruction d'une trace : on est parfois amené, en particulier aux étages méditerranéens, à devoir élaborer une nouvelle trace dans le maquis pour atteindre une cible en dehors de tout sentier. En dessous de 1200m, les sentiers sont nombreux, mais ne permettent pas d'atteindre tous les sites. Et la progression en ravin est souvent inefficace si ces ravins ne sont pas très aquatiques : c'est le cas des ruisseaux avec des sources à basse altitude (moins de 1200m) où le débit n'est pas suffisant pour empêcher l'encombrement par la végétation. Dans ma région de Sainte-Lucie, de nombreux ruisseaux de ce genre prolifèrent sous les crêtes des basses vallées du Cavu, de l'Osu, de Cagna, etc... Habitué aux grands ravins de Bavella et de Haute-Corse, j'ai été douloureusement surpris en me cassant le nez à essayer de remonter ce type de ruisseau où les enchevêtrements de ronces peuvent être invraisemblables.
Dans ce cas, sans trace ni ravin, le seul moyen qui reste est de construire un sentier, ce qui est encore un nouveau métier ! En ce qui me concerne, la recherche de sites archéologiques oubliés (Âge de Bronze) m'a conduit à cette obligation avec toutes les caractéristiques précédentes : sites fortifiés sur des crêtes vers 700 - 1000m, cibles localisées sur la carte en coordonnées GPS, aucun sentier ni ravin exploitable pour l'accès... On ne parle, bien sûr, que de traces temporaires, construites par définition pour accéder une fois à un site et ne pas y revenir fréquemment. Sinon, on en arrive à la construction d'un vrai sentier, ce qui est hors de propos ici !

Quelques conseils pour la construction d'une trace de ce genre :

  • Eviter de le faire en solo, c'est trop épuisant, moralement et physiquement. Etre deux au minimum apporte le soutien moral mutuel et permet des relais durant le travail...
  • Utiliser les outils de démaquisage indiqués dans l'article Armes et outils, gants, machette et scie, et faites un relais toutes les 20mn. La tronçonneuse peut s'avérer nécessaire dans les cas de branches importantes en mode horizontal...
  • Utiliser au maximum les trouées déjà existantes dans le maquis : il est rare qu'il n'y en ait pas du tout et il vaut mieux louvoyer en les utilisant que de tracer directement "dans le dur"
  • Utiliser en outre lunettes pour la protection des yeux et GPS/Boussole pour viser la cible si vous en avez les coordonnées. Gardez à l'esprit que, dans un sous-bois de maquis, on ne voit strictement rien, et que, souvent, le GPS a du mal à capter ou est soumis à des aberrations
  • L'expérience dans ce type de progression est encore une fois capitale : savoir "sentir" le maquis, ses faiblesses, ses possibilités de contournement, avoir le sens de la pente, de la dureté des végétaux, etc... peuvent vous faire gagner un temps considérable
  • Régime minceur obligatoire dans les bois de pins de CuperchjataNoter qu'un régime minceur peut être obligatoire avant de tracer des tranchées dans certaines jeunes pinèdes où les troncs sont très proches les uns des autres et où l'on ne peut les abattre à la hache (ce ne serait plus du démaquisage, mais du bucheronnage !) : il s'agit donc de pouvoir passer ENTRE les troncs et, souvent, ce n'est pas de la tarte...
  • Apporter des gourdes de Pietra, l'eau ne vous suffira pas...

En ce qui concerne les horaires nécessaires pour ce genre de sport, difficile d'en donner tant cela est dépendant du terrain, du nombre de participants, de la météo, etc... Pour donner des repères, se référer à l'encart de la Trace de Cuperchjata sur la droite de cette page avec une trace complexe de 1000m en 3h à deux.

Rien de plus efficace pour donner une idée de l'ambiance de ce genre de trace à élaborer que de regarder la petite vidéo ci-dessous que Nicole avait filmée pendant que Dumé et moi-même "éclaircissions" une sente dans le sous-bois de la montée au Castellucciu di A Tia début octobre 2011 :

Trace du Castellucciu di A Tia

C'était une trace beaucoup plus simple que celles de Cuperchjata et de Chirginu Visconti...

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