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Campanile de CanariMême si le village cent fois célébré de Nonza incite à y rester longtemps, il faut bien le quitter pour aller à Canari !
La suite avec Ogliastro, puis le hameau et la plage d'Albo, mène obligatoirement à l'ancienne mine d'amiante de la région si controversée... avant de terminer à Canari...

Mardi : Nonza-Canari

Village de Nonza depuis la côte

Village de Nonza depuis la côte

Plage de Nonza et mine d'amiante d'Albo au fond à gauche

Plage de Nonza et mine d'amiante d'Albo au fond

Campanile de Canari

Campanile de Canari

Tour de Nonza

Il n'y rien à dire sur Nonza qui n'ait déjà été écrit dix fois. Son église, sa tour carrée, Belle vue sur la mer à Nonzases maisons soudées au rocher… Tout ceci mérite d'être visité et je me surprends à refaire ici une tournée des vieilles pierres que je pourrais effectuer les yeux fermés !
Je quitte tôt ce village où mes habits de randonneur surprennent. À Ogliastro, en revanche, il n'y a jamais de visiteurs et je n'imagine guère déranger… Sur la porte de l'église, une affiche essaie même de rameuter des fidèles, disparus de décès en exils. Il me revient les paroles d'un élu qui se plaignait autrefois des sommes allouées à la restauration des lieux de culte : "- Si peu de messes et tant de clochers…"

La plage d'AlboEntre la plage d'Albo et le hameau perché d'Abro, on ne peut guère éviter une ancienne mine d'amiante. L'état de négligence entourant ce site a toujours été confondant : aux anciens ouvriers, qui se plaignaient de l'atmosphère permanente de poussière, les médecins répondaient autrefois que "non seulement l'amiante n'était pas dangereuse, mais que bien au contraire elle fortifiait les poumons" !
Aujourd'hui, les stériles de la mine continuent à plonger directement dans la mer. Une pizzeria a été aménagée dans les anciens baraquements, qui accueillent également un ancien mineur, reconverti dans la ferronnerie d'art. Je n'ose discuter avec ces nouveaux occupants - que je pressens peu sensibles à mes états d'âme - des méfaits de l'amiante et de leur curieux mode de vie. Au tournant suivant, je replonge dans une ambiance de nature qui fait oublier cette vision singulière mais instructive.
Au village même de Canari, je suis impressionné par le campanile de l'église. Il trône superbe et solitaire au bout de la place. De loin on pourrait le confondre avec quelque sémaphore, chargé autrefois d'annoncer l'invasion des Barbaresques. L'auberge attenante, "Au Bon Clocher", rend hommage à ce monument vedette du Cap Corse, au pied duquel on jouit d'une plénitude absolue. J'y goûte un époustouflant coucher de roi soleil, façon Versailles…
Le patron de l'hôtel faisait mine de saisir son quotidien préféré, lorsque mon entrée interrompt sa lecture distraite. Il repère mes godillots poussiéreux et me lance :
"- D'où venez vous ?
- De Nonza.
- Par la route ?"
Je lui explique mes nombreux détours ; il s'étonne alors de me voir pratiquer des sentiers que lui n'a plus visité depuis trente ans. Avec la fermeture de la mine et la disparition des derniers paysans, tout un système de voies de traverse a été délaissé au sud du village et est livré aujourd'hui au seul vagabondage des chèvres…


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