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Punta Misciaghja, arête des Vautours et Punta InnominataDébut du GR 20 avec les deux premières étapes au départ de Calenzana !
Le spectacle des pseudo-randonneurs qui partent pour ce périple mais ne vont pas aller bien loin et la somptueuse visite des aiguilles de Bonifato sont les premières impressions de ce long voyage Nord-Sud en Corse...

Mercredi 14

Calvi : la citadelle et le port

Calvi : la citadelle et le port>

Refuge d'Ortu di u Piubbu, terme de la 1ère étape du GR20

Refuge d'Ortu di u Piubbu

Calvi, 10h30 du matin
Le navire à grande vitesse vient d'accoster et le soleil s'est enfin décidé à chasser les derniers nuages pour éclairer les rochers rouges de la Revellata. Le port, lui aussi, sort de l'ombre.
Je quitte le bateau ; fin du voyage en mer. Au départ de Nice, tôt ce matin, une fanfare en tournée avait pris possession du quai d'embarquement et s'essayait à de joyeux airs de corrida, cherchant à réveiller une assistance indifférente et clairsemée. Ici, il y a moins d'agitation. La Corse se lève à peine, en douceur et au calme.
À la sortie de la ville, je tends un bras sans y croire et la première voiture s'arrête. Coup de chance, le chauffeur va à Calenzana et s'apprête lui aussi à brutaliser ses pieds sur le GR.

Calenzana, vu depuis la montée peu après le départ du GR20

La première étape du GR20 n'est pas seulement la plus difficile, elle est aussi la plus drôle ! Le topoguide a beau fourmiller de conseils pratiques, éprouvés par d'authentiques spécialistes, il en est toujours qui se lancent en sandales à l'abordage de la haute montagne corse ! Pour certains, sous le soleil cogneur de la mi-journée, cette pesante entrée en matière se transforme vite en authentique calvaire. Je m'inquiète pour un aimable couple de Hollandais, dont l'état de fatigue à mi-étape ne laisse guère présager de longues plages de repos au cours de leur séjour. Je les retrouve le soir, réveillant les rares dormeurs qui ont réussi à surmonter le concert de ronflements de cette première nuit en refuge. Le lendemain, j'ai presque aussi mal qu'eux à regarder le spectacle lamentable de leurs pieds ampoulés…

Jeudi 15

Le refuge de Carrozzu, en 08/2000 après rénovation dans les années 90

Le refuge de Carrozzu en août 2000

Punta Misciaghja, arête des Vautours et Punta Innominata

Dalles et aiguilles géantes de Spasimata

L'ancienne passerelle de Spasimata
La nouvelle passerelle de Spasimata

"Les" passerelles de Spasimata

J'arrive à Carrozzu en tout début d'après-midi, à une heure où débute le Les dalles géantes de Spasimatadéfilé des promeneurs qui montent directement au refuge. Piero, le gardien, distribue quelques boîtes de Coca aussitôt vidées ; les gens s'installent en terrasse, contemplant les dalles géantes de Spasimata qui tombent du ciel et s'écrasent sous le refuge.
Chaque année, les visiteurs sont plus nombreux à visiter ce refuge, à refaire l'ancien pèlerinage des eaux thermales de Spasimata et surtout à se balancer sur la passerelle d'un torrent né sous les nuages, au pied de la Muvrella.

Les bonnes vielles planches d'antan sont devenues des traverses métalliques !Cette frêle construction est devenue l'un des paysages de référence des montagnes de l'île, signalé par tous les guides touristiques dignes de confiance.
Piero est le protecteur attitré de tous ces sites. C'est un homme de souffle : de l'Himalaya à la face sud de l'Aconcagua, de la traversée hivernale de la Grande Barrière du Niolo aux courses de vitesse sur le GR 20, il s'est construit un palmarès d'alpiniste éclectique, décrochant au passage son diplôme de guide de haute montagne.
Piero a une fierté particulière, celle d'être le seul guide de Corse à vivre de la montagne. Ce choix de la liberté n'est pas simple à mener, dans une île où le tourisme hivernal n'existe pas et où la population reste, aux autres saisons, bien peu portée sur les loisirs fatigants de l'altitude. Il se plaint de ces randonneurs trop pressés, qui font la course contre le temps, fuyant comme le vent un lieu où lui vit plusieurs mois dans l'année. N'y aurait-il plus en Corse qu'un seul homme à prendre la difficile relève de ses ancêtres bergers ?


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